Voile - Suivez le Bol d’Or en direct
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VoileSuivez le Bol d’Or en direct

Des conditions très légères accompagnent les 450 concurrents de la 82e édition qui a démarré à 10 heures.

par
Grégoire Surdez

Avis de pétole sur le Léman! Pour leur retour dans le jeu, les régatiers du Bol d’Or Mirabaud ne sont pas gâtés. Avec un solide anticyclone qui chasse les nuages, le soleil sera de plomb et les airs évanescents. Sur le coup de 10 heures ce samedi, ce sont plus de 450 concurrents qui s’élanceront pour la 82e édition de la plus grande régate du monde en bassin fermé. Le coup de canon sera donné par le parrain Jean Le Cam, tout heureux de découvrir cette course mythique. Pour lui, sur un Zodiac, ainsi que pour tous les marins, la montée en direction du Bouveret s’annonce très, très, longue.

Pour les multicoques, surpuissants, il est possible que les quelques souffles annoncés par MétéoSuisse suffisent à les sortir du bourbier du petit lac. Les TF35 et les D35 sont parfois capables d’aller chercher de l’air là où il n’y en a pas. Ces conditions particulières pourraient même sérieusement ouvrir le jeu et il n’est plus du tout certain que les 7 TF35 volants auront la possibilité de donner leur pleine mesure. Il faudra donc surveiller les autres multicoques. Les deux D35 de Christian Wahl (7 fois vainqueur du Bol) et de Julien Monnier, qui évoluera avec un équipage de jeunes issus de la Swiss Foiling Academy, bien sûr. Mais aussi la flotte des M2. Véritables libellules ultralégères, ces petits catamarans sont très à l’aise dans les tout petits airs. Il leur en faut très peu pour se mettre sur une coque, glisser et prendre la poudre d’escampette.

Bise dimanche?

Ce sera en revanche beaucoup plus compliqué pour le gros de la flotte, composée de monocoques. Les 95 Surprise peuvent se préparer pour un Bol d’Or à rallonge. Même topo pour les plus puissants bateaux typiquement lémaniques que sont les Psaros 40 et 33 ainsi que les monos dessinés par le chantier naval Luthi. Ils auront bien du mal à lutter contre le Libera hongrois Raffica et ses quatorze hommes d’équipage suspendus à leurs échelles pour donner plus de puissance à ce voilier ultraléger.

La bise, espérée dans un premier temps pour la fin de la journée de samedi, devrait finalement se lever dimanche. Patience et finesse seront donc les maîtres mots à tous les étages de la course.

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