France: Avocat menacé: «Tu vas manger si Merah sort»
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FranceAvocat menacé: «Tu vas manger si Merah sort»

L'avocat d'Abdelkader Merah dénonce des menaces de mort contre ses propres enfants dans une lettre anonyme.

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La cour d'assises de Paris dira si Abdelkader Merah est complice ou non des sept assassinats, perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed dans le sud-ouest de la France. (Jeudi 2 novembre 2017)

La cour d'assises de Paris dira si Abdelkader Merah est complice ou non des sept assassinats, perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed dans le sud-ouest de la France. (Jeudi 2 novembre 2017)

AFP
Un ex-chef du renseignement français a expliqué lundi, devant la cour d'assises de Paris, comment ses services ont pensé recruter Mohamed Merah, un mois avant que ce dernier ne tue sept personnes, en mars 2012. (Lundi 16 octobre 2017)

Un ex-chef du renseignement français a expliqué lundi, devant la cour d'assises de Paris, comment ses services ont pensé recruter Mohamed Merah, un mois avant que ce dernier ne tue sept personnes, en mars 2012. (Lundi 16 octobre 2017)

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L'avocat d'Abdelkader Merah, Me Eric Dupond-Moretti, a dénoncé devant la cour d'assises de Paris une lettre anonyme proférant des menaces de mort contre ses propres enfants, alors que le procès se déroule dans un climat particulièrement tendu (Jeudi 5 octobre 2017).

L'avocat d'Abdelkader Merah, Me Eric Dupond-Moretti, a dénoncé devant la cour d'assises de Paris une lettre anonyme proférant des menaces de mort contre ses propres enfants, alors que le procès se déroule dans un climat particulièrement tendu (Jeudi 5 octobre 2017).

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«J'ai reçu ce matin une lettre qui me met dans un état particulier parce qu'on promet une balle dans la tête à chacun de mes enfants», a déclaré l'avocat d'Abdelkader Merah, Me Eric Dupond-Moretti, en assurant ne s'être «jamais senti aussi avocat», devant la cour d'assises de Paris.

Abdelkader Merah est jugé depuis lundi dans un climat particulièrement tendu pour «complicité» dans les crimes de son frère Mohamed, qui avait assassiné au nom du djihad sept personnes, dont trois enfants juifs, en 2012 à Toulouse et Montauban, dans le sud de la France.

«Je connais mieux que personne le fait que l'avocat soit regardé comme celui qu'il défend. Mais c'est mon honneur de défendre Abdelkader Merah», a ajouté Me Dupond-Moretti, expliquant: «je ne défends pas une cause mais un homme». «Je ne suis pas payé par Daech (acronyme arabe du groupe djihadiste Etat islamique) ni par les Etats du Golfe et je n'ai pas demandé un centime pour assurer sa défense», a poursuivi l'avocat qui a indiqué recevoir de nombreuses lettres anonymes.

«Je ne vais pas demander de garde du corps. Je vais remettre à la cour ces lettres remises par des distraits qui ont oublié de signer», a-t-il ironisé en livrant un peu de son contenu. Il est notamment écrit: «Dupond-Moretti, tu vas manger si Merah sort. Tes enfants vont avoir la même chose que les enfants de l'école Ozar Hatorah, une balle dans la tête».

Les avocats de la partie civile ont manifesté leur solidarité avec leur confrère, de même que le président Franck Zientara. «Cette cour s'associe à la condamnation de ce courrier. Elle condamne ce type de comportement et de menaces pénalement répréhensibles, cette absence de sérénité à l'extérieur», a déclaré le magistrat en rappelant une nouvelle fois qu'Abdelkader Merah était pour l'heure «présumé innocent».

L'enjeu principal du procès sera de déterminer le rôle exact joué par Abdelkader Merah, 35 ans, dans les tueries exécutées en solo par son frère. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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