Actualisé 12.03.2007 à 22:56

Avoir des parents vivant vieux réduit les risques cardiovasculaires

Les enfants de parents vivant vieux ont apparemment moins de risques de maladies cardio-vasculaires quand ils atteignent l'âge mûr, selon une étude publiée lundi.

C'est la première fois qu'une étude établit un tel lien.

Des personnes dont les parents vivent jusqu'à 85 ans ou plus pourraient avoir moins de risques cardiaques, ont conclu des chercheurs de l'école de médecine de l'université de Boston (Massachusetts) dans une étude publiée par la revue «Archives of Internal Medicine» datée du 12 mars.

Cette étude a porté sur près de 1700 hommes et femmes, âgés de 40 ans en moyenne, dont les parents avaient vécu au moins jusqu'à 85 ans au 1er janvier 2005. Ces derniers avaient participé à une recherche débutée en 1948 parmi les habitants de Framingham, petite ville du Massachusetts, objet de nombreuses recherches médicales importantes en cardiologie et sur le cancer.

Ces chercheurs ont comparé les facteurs de risques cardiovasculaires de sujets dont aucun des parents n'a vécu jusqu'à au moins 85 ans ou dont l'un des parents ou les deux ont atteint cet âge. Les risques pris en compte dans cette recherche sont l'âge, le sexe, le tabac, le niveau d'éducation, la tension artérielle, le cholestérol et l'indice de masse corporelle.

Les conclusions générales de cette recherche montrent que le groupe dont les deux parents ont vécu au moins jusqu'à 85 ans souffrait «nettement moins d'hypertension artérielle et de taux trop élevés de cholestérol que ceux dont l'un des deux parents ou les deux étaient décédés avant cet âge».

Des recherches précédentes avaient déjà montré que les enfants de centenaires vivaient en général plus longtemps que la moyenne de la population. Mais cette étude est la première à étudier spécifiquement le lien entre longévité des parents et risques cardiovasculaires. (ats)

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