Actualisé 29.09.2016 à 06:29

Sondage postvotations

AVS+ était l'objet le plus important pour les votants

Pour 44% des personnes qui se sont rendues aux urnes, le texte qui voulait relever les rentes a été le plus important des trois objets soumis à votation dimanche passé, révèle un sondage Tamedia.

de
Olivia Fuchs
Plus de la moitié des sympathisants du PBD (51%) ont accepté l'AVS+.

Plus de la moitié des sympathisants du PBD (51%) ont accepté l'AVS+.

photo: Keystone/Gaetan Bally

Sans aucun doute, c'est l'initiative «AVSplus: pour une AVS forte» qui a mobilisé le plus. Pour pas moins de 44% des votants, cet objet était le plus important des trois proposés le 25 septembre dernier. C'est ce qui ressort du sondage postvotations de Tamedia (lire encadré), éditeur de «20 minutes». Pour seulement 28% des sondés, la nouvelle loi sur le renseignement était LE sujet important des votations fédérales. Ce taux ne s'élève qu'à 20% pour l'économie verte. Celui des indécis se monte à 8%.

Différences selon l'âge et la préférence politique

Si l'on se concentre sur les différentes tranches d'âge des votants, on constate néanmoins que les résultats ne sont pas les mêmes. L'objet le plus concernant pour les jeunes entre 18 et 34 ans n'était ainsi pas l'AVS+ (28%), mais la loi sur le renseignement (36%). Pour les sympathisants des Verts et des Verts'libéraux c'est bien évidemment l'économie verte qui arrive en tête de classement avec respectivement 66% et 41%.

AVS+

Le sondage révèle également que pour chaque objet un seul argument a réellement convaincu le camp des «oui» et celui des «non». Pour 38% des personnes ayant accepté l'AVS+, l'argument le plus convaincant était celui selon lequel les seniors ont de plus en plus de peine à maintenir leur style de vie à la retraite. Celui qui a marqué le plus le camp des «non» était la crainte qu'une augmentation des rentes ne soit pas finançable (37%).

De manière plus générale, une majorité (52%) des sondés pense qu'elle n'aura pas suffisamment d'argent à disposition lorsqu'elle sera à la retraite.

Economie verte

En ce qui concerne l'économie verte, 59% des personnes ont glissé un «oui» dans l'urne parce qu'elles estiment que nous avons un devoir envers les générations futures en respectant l'environnement. L'argument selon lequel la Suisse risque de perdre son rôle de pionnier en cas de «non» au texte n'a en revanche convaincu que 4% des sondés. Du côté des détracteurs, 25% de ceux ayant rejeté l'initiative l'ont fait parce qu'ils estiment que la Suisse fait déjà suffisamment en matière de recyclage et efficience énergétique.

Le sondage Tamedia s'est également intéressé à la manière dont se déplacent les votants. On apprend ainsi que 76% des personnes prenant l'avion plus de 5 fois par an ont rejeté le texte sur l'économie verte. En revanche, l'initiative a été acceptée par 70% des votants qui ne prennent jamais l'avion. La même tendance se dessine pour l'utilisation de la voiture: 76% de ceux qui la prennent tous les jours ont glissé un «non» dans l'urne contre seulement 36% de ceux qui l'utilisent 1 à 5 fois par an.

Loi sur le renseignement

Finalement, 59% des personnes ayant accepté la nouvelle loi sur le renseignement estiment qu'actuellement la Suisse ne dispose pas d'instruments en suffisance pour se protéger contre des menaces telles que le terrorisme. A l'inverse, 43% des opposants au texte craignent une surveillance massive qui risque de violer la vie privée des citoyens.

A noter que pour 35% des personnes ayant accepté le texte, le conseiller fédéral Guy Parmelin a été l'acteur le plus convaincant tout au long de la campagne.

Autre point intéressant: 22% des sondés ont répondu «ça m'est totalement égal» à la question de savoir s'ils avaient l'impression que les autorités savaient trop de choses à propos de leur vie privée.

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Quelques informations sur le sondage

Le sondage postvotations a été réalisé du 23 au 25 septembre sur les sites des différents titres de Tamedia, qui édite notamment «20 minutes». Pas moins de 15'534 personnes issues de toute la Suisse ont participé. Les politologues Lucas Leeman et Fabio Wasserfallen ont pondéré les réponses en fonction de variables démographiques, géographiques et politiques afin de correspondre le plus étroitement possible à la structure de la population suisse. La marge d'erreur est de 1,4%.

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