Actualisé 14.09.2016 à 12:21

Votations du 25 septembreAVS+: vers un résultat très serré

A deux petites semaines des votations fédérales, le soutien à l'initiative pour une AVS forte a passé pour la première fois au-dessous de la barre des 50%, selon le 3e sondage Tamedia.

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ofu/jbu
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Le 25 septembre prochain, le sort d'un seul des trois objets semble pour le moment incertain.

AVS+: 49% de «oui» et 49% de «non»

Le texte «AVSplus: pour une AVS forte», qui demande que toutes les rentes de vieillesse AVS, actuelles et futures, soient relevées de 10%, ne serait plus accepté que par 49% des Suisses. C'est ce qui ressort du 3e et dernier sondage Tamedia, éditeur de «20 minutes», sur les prochaines votations fédérales. Le camp des «non» s'élève lui aussi à 49%.

Le soutien au texte n'a cessé de baisser au cours des dernières semaines. Mi-août, 60% des sondés avaient encore affirmé vouloir glisser un «oui» dans l'urne contre seulement 54% fin août. Le taux actuel est ainsi passé pour la première fois sous la barre des 50%. Et le résultat s'annonce «très serré» selon les politologues Lucas Leemann et Fabio Wasserfallen, puisque seuls 2% des personnes interrogées sont encore incertaines. Si la tendance des dernières semaines se confirme, néanmoins, l'initiative n'a que peu de chances de passer la rampe.

Un coup d'oeil sur l'approbation en fonction des partis politiques montre que le texte est encore largement accepté par les sympathisants du PS (73%). En revanche, le soutien des électeurs de l'UDC (42%) ne cesse de baisser. De manière générale, on peut également affirmer que l'initiative remporte plus de succès en Suisse romande (60%) et au Tessin (60%) qu'en Suisse alémanique (46%). Et plus l'âge des votants est élevé, plus l'approbation du texte est grande. Ainsi, «seuls» 26% des sondés entre 18 et 34 ans comptent accepter le texte contre 65% des plus de 65 ans.

Economie verte: les détracteurs sont désormais majoritaires

L'approbation à l'initiative «Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources (économie verte)» est elle aussi devenue de plus en plus faible au cours des dernières semaines. Si le texte avait encore convaincu 49% des sondés lors du premier sondage Tamedia, ils n'étaient plus que 47% fin août à vouloir accepter le texte. Actuellement, le camp des «oui» ne s'élève plus qu'à 42%. L'initiative compte 54% de détracteurs et 4% d'indécis.

Le texte sur l'économie verte est clairement rejeté par les sympathisants de l'UDC (77%) et du PLR (81%). Une majorité des électeurs du PDC (61%) et du PBD (71%) se prononcent aussi contre l'initiative. Seuls le PS (73%), les Verts (96%) et les Vert'libéraux (68%) soutiennent majoritairement l'initiative.

En Suisse romande, 50% des sondés comptent actuellement accepter le texte; 42% souhaitent le rejeter et 8% n'ont pas encore pris de décision. En Suisse alémanique et au Tessin, le camp des «oui» se monte à 39% et à 44%.

La présidente des Verts, Regula Rytz, est convaincue que rien n'est encore joué et que tout est possible: «Au cours des derniers jours, plusieurs entrepreneurs connus se sont exprimés en faveur de l'initiative. Certaines sections locales du PDC et du PBD soutiennent également le texte», se réjouit-elle avant d'ajouter: «Si nous ne parvenons pas à vivre plus durablement d'ici 2050, quand allons-nous le faire?»

Natalie Rickli, conseillère nationale UDC et membre du comité d'opposition à l'initiative, se réjouit en revanche que le camp des «non» ait enfin dépassé celui des «oui». «Les gens ont réalisé que le texte n'était pas réalisable et beaucoup trop cher, même si ce qu'il demande paraît sympa au premier abord», explique la politicienne agrarienne, qui critique le fait que l'initiative force les gens à changer de mode de vie. «Les restrictions pour les personnes privées et pour les entreprises seraient beaucoup trop grandes.»

Le texte demande que la Confédération, les cantons et les communes prennent des mesures permettant à l'économie d'utiliser efficacement les ressources et de ménager l'environnement autant que possible. D'ici à 2050, la Suisse doit réduire sa consommation des ressources de manière que, extrapolée à la population mondiale, celle-ci ne dépasse pas un «équivalent planète».

Loi sur le renseignement: 58% de «oui»

Comme lors des derniers sondages Tamedia, le sort de la nouvelle loi sur le renseignement reste inchangé. Le texte, qui propose notamment que les espions suisses puissent se servir de mouchards et s'introduire dans les ordinateurs, devrait passer la rampe haut la main. Il est actuellement accepté par 58% des personnes interrogées. Le camp des «non» s'élève à 39% et 3% des sondés sont encore indécis. L'approbation est la plus élevée en Suisse romande avec 61%. Arrivent ensuite la Suisse alémanique avec 56% et le Tessin avec 54%.

Un argument en faveur de la nouvelle loi a tout particulièrement convaincu les personnes ayant participé au sondage. Pas moins de 44% estiment en effet que la Suisse n'est pas assez protégée contre des menaces telles que le terrorisme.

Quelques informations sur le sondage

13'945 personnes ont participé du 8 au 10 septembre à la troisième et dernière vague du sondage Tamedia, éditeur de «20 minutes». Les politologues Lucas Leeman et Fabio Wasserfallen ont pondéré les réponses en fonction de variables démographiques, géographiques et politiques, afin de correspondre le plus étroitement possible à la structure de la population suisse. La marge d'erreur est de 1,2%.

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