AG d'UBS: Axel Weber évoque «revers et déceptions»
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AG d'UBSAxel Weber évoque «revers et déceptions»

Au terme de sa première année, le président du conseil d'administration d'UBS, Axel Weber, a ouvert jeudi à Zurich l'assemblée générale des actionnaires.

«Nous sommes revenus aux valeurs traditionnelles d'UBS», estime Axel Weber.

«Nous sommes revenus aux valeurs traditionnelles d'UBS», estime Axel Weber.

«L'année a été riche en événements et ne s'est pas déroulée sans revers ni déceptions», a déclaré Axel Weber. Désignant toutefois l'exercice comme «couronné de succès» dans l'ensemble, l'Allemand a évoqué ses priorités. La stratégie du numéro un bancaire helvétique a été adaptée à la nouvelle réalité des marchés. «Ce faisant, nous sommes revenus aux valeurs traditionnelles d'UBS», selon Axel Weber.

Sur fond d'environnement macroéconomique fragile et de cadre réglementaire toujours plus strict, UBS a donné un coup d'accélérateur voilà six mois à son remaniement. «Cela étant, je m'insurge contre les développements réglementaires qui entraînent des distorsions du marché», a dit le président.

Regagner la confiance perdue était et reste décisif, a réitéré Axel Weber. Pour assurer la réussite future de la grande banque, il n'y a, à son avis, aucune autre alternative que de «maîtriser le passé en y mettant systématiquement de l'ordre».

Les problèmes hérités du passé ont relégué dans l'ombre les progrès réalisés, relève Axel Weber. L'affaire du Libor, par exemple, a coûté à la banque un «compromis» de quelque 1,4 milliard de francs avec les autorités américaines, britanniques et suisses.

Modèle de rémunération modifié

Comme il l'avait annoncé dès son entrée en fonctions en mai 2012, Axel Weber a intensifié au cours des douze derniers mois le dialogue avec les actionnaires. Concrètement, ces échanges ont mené entre autres à une modification du modèle de rémunération.

«Je suis conscient que la rémunération - en particulier celle des hauts dirigeants - est un sujet particulièrement sensible, souligne l'Allemand. Celle-ci est désormais davantage liée à la performance à long terme, la structure en a été simplifiée et la transparence accrue, a-t-il expliqué.

Ainsi les attributions à la performance octroyées au directoire du groupe au titre de 2012 ne comportaient aucune part en espèces. «Celles-ci ne seront versées que dans cinq ans et sont soumises, dans l'intervalle, au risque de déchéance totale si la banque n'atteint pas ses objectifs.»

Plafond

La part de la rémunération dépendant de la performance pour les membres du directoire a en outre été plafonnée et le pool correspondant ne peut dépasser 2,5% du bénéfice ajusté avant impôts. En 2012, le montant effectif a atteint 1,7% du bénéfice ajusté avant impôts.

«Malgré cela, je suis conscient que nous ne trouverons jamais une solution parfaite, approuvée sans réserve par toutes les parties», a conclu Axel Weber. Mais il se dit confiant d'avoir trouvé le bon équilibre.

Pour rappel, en 2012, la rémunération globale des membres de la direction s'est montée à 70,4 millions de francs, contre 70,1 millions en 2011. Le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a perçu au total 8,9 millions de francs et Axel Weber a gagné quant à lui 3,6 millions, plus une prime d'arrivée de 2 millions et 200'000 actions UBS. (ats)

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