Star Wars: Baby Yoda a touché les geeks en plein coeur
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Star WarsBaby Yoda a touché les geeks en plein coeur

Le spin-off «The Mandalorian» de l'univers «Star Wars» avec son nouveau chouchou clôt ce soir sur Disney+ son premier chapitre.

par
Joan Oulevay
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Le spin-off «The Mandalorian» issu de l'univers «Star Wars» clôt sa première saison sur Disney+.

Le spin-off «The Mandalorian» issu de l'univers «Star Wars» clôt sa première saison sur Disney+.

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Le «Mando» et baby Yoda.

Le «Mando» et baby Yoda.

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L'une des armes les plus fatales du Mandalorian, le disrupteur ou fusil Amban.

L'une des armes les plus fatales du Mandalorian, le disrupteur ou fusil Amban.

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La première saison de la série télévisée «The Mandalorian», diffusée sur Disney +, encore à venir en Suisse, s'achève ce vendredi. Ceux qui ont été déçus par «L'Ascension de Skywalker» seront consolés par un scénario aussi bien ficelé que celui de «Rogue One». La mini-série en prises de vue réelles produite par Jon Favreau et Dave Filoni prend place cinq ans après «Le Retour du Jedi» et bien avant «Le Réveil de la Force».

Les huit épisodes retracent les pérégrinations d'un implacable Mandalorien travaillant comme chasseur de primes dans une galaxie très, très lointaine où il ne fait pas si bon vivre après la chute de l'Empire. Tueurs à gage, sbires impériaux et de nombreuses créatures sorties de l'imagination de Georges Lucas reprennent du service pour traquer le plus qu'adorable «baby Yoda».

On a apprécié la consistance du personnage de « Mando », brillamment incarné par Pedro Pascal. A mesure que grandit son lien avec la petite créature verte, le taciturne chasseur de primes prend une nouvelle dimension, plus chevaleresque. De furtifs flash-backs nous replongent dans les traumatismes vécus par le pisteur durant son enfance.

En puisant dans les codes du cinéma Western, les réalisateurs ont trouvé le ton juste. Ils élaborent de façon cohérente l'univers des guerriers de Mandalore, dont le code d'honneur et les armes sont déjà légendaires.

On retrouve avec plaisir l'équipement qui avait fait la réputation des célèbres chasseurs de primes Jango et Boba Fett. Lance-flamme, vambrace, grappin, fusil désintégrateur et quelques gadgets novateurs promettent des duels impitoyables. La légendaire armure forgée en beskar (matériau résistant au sabre laser) aura une place de choix tout au long de la saison.

Pourquoi « baby Yoda » est-il si convoité par l'Empire? Au cœur de l'intrigue, le mystère autour de l'adorable créature âgée de 50 ans (mais encore enfant) reste complet. Sur un fond de suspense bien amené, l'origine et le vrai nom de l'enfant restent pour l'heure inconnus. Cependant, ses yeux ronds comme des billes et ses oreilles de gremlin ont déjà fait mouche dans le coeur des internautes. Les téléspectateurs se sont délectés de la dynamique hilarante entre le «kid» et son protecteur casqué. Un vrai tour de force de la part des réalisateurs, qui ont su injecter avec peu de mots une bonne dose de tendresse au sein de cet univers rythmé de fusillades et de trahisons.

Bien que chaque planète invite à une aventure, la trame de fond ne se noie jamais. Les personnages secondaires introduits dans le spin-off sont crédibles, grâce à un cast de choix. Les sbires de l'Empire en disgrâce n'ont en rien perdu de leur mordant. Et quoi de mieux qu'une combattante de MMA (Gina Carano) pour incarner une ancienne shock trooper au service de l'Alliance !

Pour le plus grand plaisir de la fandom, chaque épisode a son écosystème de références et de nouveautés. Comment ne pas frémir en entendant «She's got the high-ground» («Elle domine». Une phrase similaire, maintes fois reprise sur la toile, apparaît dans la prélogie) ou «she's no good to us dead» (« Morte, elle ne nous est d'aucune utilité», clin d'œil à la trilogie originale). D'aucuns vont jusqu'à parier que Boba Fett fera son grand retour dans la deuxième saison (prouvant qu'il a réussi à s'échapper de l'estomac du Sarlacc), mais rien n'est moins sûr.

A en croire les retours dithyrambiques du public, ainsi que les nombreux mèmes reprenant «baby Yoda», c'est un pari gagné pour les réalisateurs, qui ont déjà signé pour une deuxième saison.

Seul petit bémol relevé sur la toile, la courte durée des épisodes (entre 30 et 40 minutes) en raison de leurs coûts de production très élevés.

Kuiil : Mando se lie d'amitié avec un Ugnaught. Loyal et industrieux, cet allié improbable permet au public de mieux comprendre les états d'âme du chasseur de tête, dont le visage est continuellement masqué.

Cara Dune : L'ancienne shock trooper n'a rien à envier à Mando en matière de techniques de combat. Cette figure féminine forte et tranchée promet une dynamique explosive.

Le Client : Avec son accent et ses airs doucereux qui ne sont pas sans nous faire penser à Tarkin, celui que l'on devine être un ancien Moff impérial est sans pitié.

Dr. Pershing : le fébrile scientifique arborant un badge de la planète Kamino semble avoir de grands projets pour baby Yoda.

Greef Karga : Adjoignez à une moralité plus que douteuse le bagou de Lando Clarissan, et vous obtiendrez le chef de la féroce guilde des chasseurs de primes.

«This is the way» ; le cri de ralliement des Mandaloriens fait déjà l'objet de milliers de mèmes sur la Toile.

Les gadgets de la guilde des chasseurs : les primes sont annoncées au moyen de pucks, et un dispositif permet de traquer les proies.

De nombreuses devises permettent d'effectuer les transactions. Le crime est donc soigneusement organisé dans la galaxie très, très lointaine.

Le Razor Crest: un grand nombre d'actions se déroulent au sein du gunship du Mandalorien. Va-t-il devenir aussi emblématique que celui de Boba Fett, Slave I.

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