Bagarre de Bex: Vaud veut plus de sécurité
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Bagarre de Bex: Vaud veut plus de sécurité

Le canton de Vaud propose de renforcer la sécurité après le saccage d'un bar par des demandeurs d'asile. La municipalité est «déçue» parce que le nombre de requérants ne va pas diminuer et que la situation s'aggrave.

Le catalogue de propositions a été révélé vendredi matin au lendemain de la rencontre entre le conseiller d'Etat Jean-Claude Mermoud et la municipalité de Bex. Il contient diverses mesures allant du harcèlement des trafiquants de drogue à l'amélioration de la gestion du centre Fareas.

Eviter les groupes à risques

Les forces de l'ordre devront être plus visibles, les effectifs au centre seront renforcés et les requérants seront mieux répartis pour éviter les «groupes à risques». En outre les programmes d'occupation pour les requérants hébergés à Bex, environ 150 personnes, augmenteront.

Le chef du Département des institutions et des relations extérieures (DIRE) a rejeté en revanche la requête de Bex qui voulait la fermeture du centre Fareas ou, au moins, une réduction «drastique» du nombre de requérants. Il a invoqué des raisons logistiques et financières pour motiver ce refus.

Jean-Claude Mermoud a souligné également qu'une part notable des problèmes que connaît Bex provient de personnes qui ne sont pas logées au centre. Cette analyse de la situation et les mesures avancées pour remédier aux tensions ne semblent pourtant pas du tout satisfaire la municipalité du Chablais vaudois.

Vive déception

«Nous sommes déçus», a déclaré à l'ATS Michel Flückiger, syndic de Bex (près de 6000 personnes). «Jamais» il n'est question de diminuer le nombre de requérants et «c'est ça le problème qui va de pire en pire», estime-t-il. La Fareas a encore placé récemment, selon lui, une quinzaine de requérants supplémentaires.

Le syndic s'insurge également contre les mesures de police que va devoir «subir» une population qui n'aspire qu'à la tranquilité. Il exclut de participer aux frais de ce nouveau dispositif et attire l'attention sur le fait que les programmes d'occupation sont du ressort de la Fareas et n'impliquent pas la commune.

Tensions récurrentes

Le 26 juin, le patron d'un bar a grièvement blessé un requérant d'asile guinéen frappé de non entrée en matière (NEM) et en possession de cocaïne. En représailles, une vingtaine d'Africains ont saccagé son établissement.

Cette altercation avait ravivé des tensions qui s'étaient déjà manifestées auparavant entre la population et les requérants. En août 2005, l'UDC de Bex avait même lancé une initiative communale demandant le rachat et la réaffectation du centre. (ats)

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