Actualisé 29.09.2011 à 11:20

Jeu d'argent à Genève

Bagarre rangée entre miliciens et bonneteurs

Des miliciens antibonneteau se sont battus avec des «joueurs» illégaux. La police est intervenue pour les séparer. Une plainte pénale a été déposée par les bonneteurs.

Exaspérés de voir des touristes se faire dépouiller sous leurs yeux et à force d'insultes, des miliciens genevois antibonneteau avaient décidé de prendre les choses en main face à «l'inaction» des autorités, selon leurs dires. La guerre des tranchées a viré en bagarre collective.

Récit de l'empoignade

La scène s'est déroulée mardi à 16h devant le monument Brunswick. Alors qu'ils se trouvaient là par hasard, selon leurs dires, les miliciens autoproclamés, se seraient fait injurier par un joueur. Selon La «Tribune de Genève», la discussion véhémente aurait dégénéré avec des sprays au poivre: «Ils étaient huit, nous cinq. Ils nous ont aspergés! C'est eux qui ont commencé», raconte Fabrice, responsable du guichet CGN au Jardin anglais et chef de file des miliciens.

La police a alors décidé de sortir le grand jeu pour freiner cette escalade «quatre ou cinq voitures, soit plus d'une dizaine d'agents au total» estime Laurent Paoliello, responsable de la communication au Département de la communication. Les forces de l'ordre ont embarqué tout ce petit monde, direction le poste des Pâquis.

Une enquête ouverte

Il n'y a pas eu de blessés graves: deux miliciens ont été gazés et un souffre d'un doigt tordu. Une enquête est ouverte et elle déterminera les responsabilités. Le supposés agresseurs ont porté plainte contre la délégation de citoyens antibonneteau. Les joueurs illégaux sont également sous le coup d'une plainte. «Ils m'ont plusieurs fois menacé de mort devant témoins, explique Fabrice. Dernièrement, on m'a assuré qu'un jour ma tête serait défoncée à coups de batte de baseball.»

Le représentant des autorités, Laurent Paoliello, rappelle qu'il est dangereux de se substituer à la police. Nul ne sait où peut mener cette escalade de la violence.

Une association de victimes de multirécidivistes censée mettre l'État sous pression a vu le jour. Elle a été baptisée «One, two, three» en référence au bonneteau. (20 minutes)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!