Actualisé 25.10.2010 à 07:34

Défenestration à cause du diableBagarre, séance mystique?

Après la défenestration de 11 personnes en France, le mystère demeure sur les raisons de l'accident. Diverses pistes sont suivies.

Des personnes ont confondu un homme et le diable.

Des personnes ont confondu un homme et le diable.

La police évoque une bagarre, des voisins parlent de mysticisme et d'une «scène d'horreur»: le mystère restait entier dimanche à La Verrière, près de Paris, au lendemain de la défenestration de 11 personnes qui croyaient avoir vu le diable, provoquant la mort d'un bébé.

Samedi à l'aube, 11 personnes, dont des enfants et un bébé de quatre mois qui décèdera dans la soirée, s'étaient défenestrées du deuxième étage d'un appartement, persuadées d'avoir croisé le diable en la personne d'un père nu et mal réveillé qui s'était levé pour aller au chevet de son enfant, selon le parquet de Versailles (ouest de Paris).

Le parquet avait parlé de peur panique du démon tout en indiquant qu'»aucune séance de spiritisme n'aurait eu lieu dans l'appartement».

Dimanche, l'enquête semblait s'orienter vers une altercation familiale ayant dégénéré, avec une ou plusieurs personnes armées de couteaux, a confié une source policière.

Mais pour le locataire du premier étage de la résidence, ses voisins ont traversé samedi un «moment mystique».

Avant la défenestration, «j'ai vu mon voisin complètement nu qui m'a demandé des vêtements», raconte-t-il à l'AFP, ajoutant que l'homme était grièvement blessé à la main. «Auparavant, il y avait du bruit, les murs tremblaient. Puis mon voisin est remonté en criant &Au nom de Jésus, ne fais pas ça!&».

C'est alors que onze occupants de l'appartement s'étaient précipités dehors, tentant de glisser le long de la paroi de l'immeuble - et non en se jetant dans le vide comme indiqué en premier lieu -, selon une source policière.

Couple sans problème

Selon ce voisin, le couple et ses quatre enfants «ne posaient pas de problème». La femme, serait originaire de la République démocratique du Congo (RDC); son mari est un Angolais d'une trentaine d'années. Vendredi soir, ils étaient réunis en famille.

Au petit matin, un autre résident qui se trouvait dans sa voiture à discuter avec des amis raconte s'être précipité vers l'appartement après avoir entendu des cris terribles.

«On a vu des policiers et soudain, nous sommes tombés sur sept corps. Il y avait l'enfant de quatre mois et son frère qui saignait. Il n'y avait pas un bruit. C'était horrible», témoigne-t-il. Une femme, visiblement tombée de la fenêtre, «s'est subitement relevée». «Elle hurlait &Il va revenir, il va revenir, vous allez tous mourir!&», poursuit le voisin, avant d'épauler les secours pour évacuer les blessés.

(ats/afp)

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