Actualisé 16.01.2020 à 20:29

IrakBagdad dément la reprise des opérations

Jeudi, le porte-parole du Premier ministre irakien a démenti que les opérations militaires avaient repris dans le pays.

Les autorités irakiennes ont démenti jeudi des informations faisant état de la reprise des opérations militaires américaines communes avec l'Irak. Celles-ci avaient été interrompues après la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué le 3 janvier dans une frappe américaine à Bagdad.

«Les opérations communes n'ont pas repris», a déclaré le porte-parole du Premier ministre irakien pour les affaires militaires Abdulkarim Khalaf. Le porte-parole du ministère américain de la Défense, Johnathan Hoffman, a lui aussi démenti ces informations. «Nous continuons de nous organiser ensemble. Mais aucune opération (...) n'a lieu sur le terrain», a-t-il indiqué.

«Opérations communes»

Deux responsables militaires américains, cités par le «New York Times» sous couvert d'anonymat, avaient indiqué plus tôt que les opérations avec l'Irak avaient repris mercredi. La coalition internationale antidjihadistes menée par les Etats-Unis et qui intervient depuis 2014 en Irak avait annoncé l'interruption de ses opérations contre le groupe Etat islamique (EI) et de ses missions d'entraînement le 5 janvier pour des raisons de sécurité.

Selon Abdulkarim Khalaf, Bagdad n'a pas donné son autorisation à la coalition pour reprendre les opérations communes. «Les opérations communes, dont l'utilisation de l'espace aérien irakien, ont été interdites», a-t-il précisé, ajoutant que le gouvernement irakien avait ordonné à la coalition de stopper ses opérations après deux frappes aériennes américaines.

«Actions unilatérales»

Depuis fin octobre, des dizaines de roquettes ont été tirées sur des bases irakiennes abritant des soldats américains, tuant le 27 décembre un sous-traitant américain. Les Etats-Unis ont accusé des factions armées irakiennes pro-Iran d'être à l'origine de ces tirs.

En représailles, les Etats-Unis ont bombardé le 29 décembre des bases irakiennes à la frontière syrienne, tuant 25 combattants du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrée aux troupes irakiennes. L'escalade a ensuite atteint un niveau inédit, avec une attaque de drone américaine, qui a tué le général iranien Qassem Soleimani et le numéro deux du Hachd, Abou Mehdi al-Mouhandis, aux portes de l'aéroport de Bagdad le 3 janvier.

Selon Abdulkarim Khalaf, l'accord sur la présence de la coalition avait pour but «d'aider les Irakiens à combattre l'EI» et «ces frappes» américaines sont donc des «actions unilatérales». Le Parlement irakien a réclamé le 5 janvier au gouvernement l'expulsion des troupes américaines du pays. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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