Actualisé 22.09.2018 à 15:19

Afrique du SudBaisse du nombre de rhinocéros braconnés

Le braconnage sud-africain de rhinocéros est en forte baisse en ces premiers mois de 2018. Une baisse spectaculaire pour ce pays.

Le braconnage sud-africain de rhinocéros a diminué d'un quart cette année.

Le braconnage sud-africain de rhinocéros a diminué d'un quart cette année.

Keystone/Ariel Schalit

Les défenseurs d'animaux en voie de disparition seront soulager de l'apprendre, le nombre de rhinocéros braconnés en Afrique du Sud a baissé depuis début 2018. Il a diminué d'un quart au cours des huit premiers mois de l'année, a annoncé vendredi le ministère de l'Environnement, qui a comptabilisé 508 de ces pachydermes tués pour leurs cornes.

Dans le même temps cependant, le taux d'éléphants braconnés a augmenté de plus de 50% sur la même période, selon des sources officielles. L'Afrique du Sud, qui avait été jusqu'à présent largement épargnée par le braconnage d'éléphants comparé à d'autres pays africains, a perdu 58 éléphants entre le 1er janvier et le 31 août 2018, contre 39 sur la même période l'an dernier.

La totalité de ces pachydermes tués pour leur ivoire vivaient dans le parc Kruger (nord-est), très prisé des touristes. A l'inverse, le braconnage des rhinocéros a baissé d'intensité. «Entre le 1er janvier et le 31 août 2018, 508 rhinocéros ont été braconnés, contre 691 sur la même période en 2017», selon le ministère de l'Environnement qui s'est félicité de cette «baisse spectaculaire».

Des régions fortement touchées

Au Kruger, 292 rhinocéros ont été tués, contre 332 sur la même période de l'année précédente. La province du KwaZulu-Natal (nord-est), aussi fortement touchée par le braconnage, a également enregistré une baisse du nombre de pachydermes braconnés (de 163 à 83).

La police sud-africaine a par ailleurs annoncé vendredi la saisie de vingt cornes de rhinocéros, pour une valeur estimée à 448.000 euros, et l'arrestation de deux suspects dans la province du Mpumalanga (nord-est).

Plus tôt cette semaine, elle avait interpellé sept autres personnes, présentées comme de hauts responsables du trafic de rhinocéros. Parmi elles figurent plusieurs anciens policiers qui sont désormais poursuivis pour achat et vente illégale de cornes de rhinocéros, corruption, blanchiment d'argent et vol.

La corne de rhinocéros, pourtant composée de kératine, la même matière que les ongles humains, est très prisée en Asie, où la médecine asiatique lui prête toutes sortes de vertus curatives.

La demande a explosé ces dernières années et nourrit un trafic depuis l'Afrique, alors que le commerce de ces cornes est illégal. Au marché noir, le kilo de corne se monnaie jusqu'à 55.000 euros.

Le nombre de rhinocéros tués en Afrique du Sud, qui abrite la plus grande population africaine de ces pachydermes, est passé de 13 en 2007 à plus de 1.000 par an ces cinq dernières années. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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