Actualisé 24.05.2007 à 19:04

Bâle-Paris en TGV à 320 km/h

Bâle sera à 3 h 30 de Paris en TGV dès le 10 juin.

Déjà 50 000 personnes ont commandé un billet en un mois pour cette quatrième liaison TGV en Suisse. Une nouvelle rame déssert ce parcours. Elle est la seule en France à atteindre les 320 km/h, contre 300 pour les autres.

En avant-première jeudi, les médias ont découvert le tronçon et un TGV dont l'intérieur porte la griffe de Christian Lacroix. Les Bâlois et les Zurichois bénéficieront respectivement de quatre et deux correspondances quotidiennes. Pour eux et leurs voisins, le TGV Lyria, du nom de la société exploitante, propriété à 25% des CFF et 75% de la SNCF, le train concurrence l'avion.

Vus les prix pratiqués, il fait jeu égal avec les compagnies low-coast, a indiqué à l'ATS Vincent Ducrot, responsable du trafic grandes lignes de CFF Voyageurs.

D'ailleurs, EasyJet va supprimer ses vols dès juin entre Bâle et Paris. Et Air France fera de même pour certains d'entre eux, a précisé Christian Rossi, directeur de Lyria, dans le train entre Bâle et Paris. De Genève, le rail vient ainsi de dépasser l'avion, avec 51% de parts de marché, a-t-il ajouté.

Complémentarité

Selon eux, ce quatrième lien TGV en Suisse ne représente en revanche pas une concurrence pour les trois autres lignes. Plus il y a d'offres plus le client s'y intéresse, estime M. Ducrot. La ligne de Bâle n'est pas concurrentielle mais complémentaire, selon lui.

Des gens vont à Paris qui n'y allaient pas avant et des Parisiens découvrent la Suisse, a indiqué le directeur de Lyria, dont le marketing est très actif en France.

Les CFF admettent toutefois que deux pôles devraient s'affirmer, avec l'Arc lémanique et Bâle. Pour l'Arc lémanique, il apparaît que Genève, avec un taux d'occupation extraordinaire de 88%, ne peut absorber tout le trafic. Car l'offre en TGV est gérée selon les critères du marché.

Avenir neuchâtelois incertain

Il en sera ainsi de la répartition entre Bâle et Neuchâtel, notamment pour tous les usagers bernois qui seront désormais plus vite à Paris par Bâle que par Neuchâtel, avec le seul inconvénient qu'ils devront changer de train. Tout dépendra du nombre de sillons que la SNCF mettra à l'avenir à disposition à Bâle, précise M. Ducrot. S'il y en a assez, les Bernois iront par là, sinon ils continueront de passer par Neuchâtel.

Selon lui, tout sera fixé définitivement courant 2008 avec la SNCF. Mais si le TGV devait ne plus aller jusqu'à Berne, Neuchâtel resterait desservi sous une forme ou une autre, rassure Vincent Ducrot. (ats)

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