Ligue des Champions: Bâle ramène un point inespéré de Barcelone
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Ligue des ChampionsBâle ramène un point inespéré de Barcelone

Il y a eu un petit miracle au Camp Nou, où le FC Bâle a tenu en échec Barcelone 1-1 lors de la 4e journée de la Ligue des champions.

Homme de la soirée, Eren Derdiyok, déjà buteur à Wembley avec la Suisse en début d'année, a égalisé en fin de partie en trouvant le chemin des filets dans un des autres temples du football mondial.

Avec la défaite de Donetsk contre le Sporting, la situation du groupe est claire. Bâle se déplacera dans trois semaines en Ukraine avec comme seul objectif une victoire pour arracher la 3e place, synonyme de basculement en Coupe UEFA au printemps.

Les Bâlois redonnèrent ainsi un coup de propre à leur image écornée après le 5-0 subi à l'aller face au Barça. L'objectif fixé est plus qu'atteint. Reste à savoir si ce résultat, au demeurant exceptionnel pour le champion de Suisse, découla d'une solide prestation des Rhénans ou de la collaboration bienveillante de Catalans pas farouches pour un sou.

Mérite bâlois

Les deux théories s'opposaient d'ailleurs au moment de tenter d'analyser la rencontre qui venait de s'achever. Bâle eut le mérite de nettement corriger le tir par rapport à la déroute subie deux semaines plus tôt. Christian Gross avait prévenu la veille qu'il entendait «faire mieux» en «laissant moins d'espaces» et en évoluant «de manière compacte». Le travail fourni à l'entraînement paya incontestablement et trouva sa récompense dans la reprise de Derdiyok, qui avait remplacé Streller, servi par Carlitos à la 83e.

Bâle n'était rien venu chercher d'autre qu'un match nul à Barcelone. Logique après avoir été déclassé de la sorte à St- Jacques par ce même Barça. En ce sens, la performance des Rhénans fut à la hauteur de leurs ambitions. Disciplinés et sérieux, appliqués comme de très bons élèves, les hommes de Gross ne commirent aucune erreur grossière et, par la même occasion, n'offrirent rien aux Barcelonais.

L'arrière-garde du FCB fut à son affaire et lutta avec ses maigres armes de manière vaillante. Mais elle ne put rien face à la simplicité géniale d'un une-deux Messi-Henry que l'Argentin, qui venait d'entrer sur le terrain, conclut d'une frappe placée trompant un Costanzo impuissant.

Le dernier rempart gaucho avait jusque-là mis son véto aux quelques tentatives catalanes. Il fut encore au front après l'ouverture du score, comme par exemple sur un coup franc de Xavi qu'il dut claquer en corner juste après le 1-0.

La clémence du Barça

L'autre théorie consistait avant tout à pointer le manque d'allant de Barcelone dans une rencontre prise peut-être à la légère par la troupe de Guardiola. Un cuir qui circulait plus pour en priver l'adversaire que pour créer le danger. Des passes inutiles et trop gourmandes non loin des buts rhénans, au lieu de tirs ou, du moins, de gestes plus efficaces. Non, ce Barça-là ne força à aucun moment son talent.

Il n'en avait au passage pas vraiment besoin, puisqu'il s'assura malgré tout le contrôle du match du début à la fin. Le culot de Derdiyok, la bonne soirée de Costanzo et le courage de la paire Marque-Ferati permirent néanmoins à Bâle de signer un nouveau résultat de choix en Ligue des champions, après les victoires contre le Deportivo et la Juventus, ainsi que les nuls contre Liverpool (deux fois), Valence et Manchester United de l'épopée de 2002/03. Un réveil toutefois certainement trop tardif. (ats)

La réaction de Christian Gross (entraîneur du FC Bâle):

«C'est naturellement un résultat magnifique pour nous. Mais la manière a aussi été très bonne, nous sommes restés très compacts. Nous voulions éviter de donner des espaces au Barça, et nous avons réussi à faire preuve de calme avec le ballon. Après les trois premiers résultats, ce point fait du bien.»

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