Actualisé 03.09.2019 à 11:51

SuisseBalisage et signalisation restent méconnus

Un sondage réalisé par le Bureau de prévention des accidents a démontré que de nombreux randonneurs ne connaissent pas le balisage en montagne indiquant la difficulté des itinéraires.

Un tiers des personnes sondées sur les chemins de randonnée de montagne ne connaissent pas la signification du balisage blanc-rouge-blanc.

Un tiers des personnes sondées sur les chemins de randonnée de montagne ne connaissent pas la signification du balisage blanc-rouge-blanc.

Keystone

La randonnée en montagne a la cote en Suisse. Mais cette activité très populaire n'est pas sans danger: chaque année, une cinquantaine de personnes meurent dans un accident. Balisage et signalisation sont encore souvent trop méconnus, avertit le Bureau de prévention des accidents (bpa).

Plus de 40% de la population helvétique, sans compter de nombreux touristes étrangers, s'adonnent plusieurs fois par an à la randonnée en montagne. Parmi les premières raisons du nombre d'accidents annuels: la surestimation des capacités personnelles et le manque de préparation, indique le bpa mardi dans un communiqué.

Mais un sondage réalisé par le bpa auprès de 2100 randonneurs en montagne a permis d'identifier un autre risque important: nombreux sont ceux qui ne connaissent pas le balisage en montagne indiquant la difficulté des itinéraires. Les chemins de randonnée de montagne, signalés par un marquage blanc-rouge-blanc sur les panneaux et le long des itinéraires, sont majoritairement étroits, escarpés et partiellement exposés, rappelle le bpa.

Difficulté, distance et temps sous-estimés

Et selon son enquête, 30% des personnes sondées sur les chemins de randonnée de montagne ne connaissent pas la signification du balisage blanc-rouge-blanc, 26% ignorent que les itinéraires balisés en blanc-rouge-blanc sont plus difficiles que ceux balisés en jaune. Près de 40% n'ont pas conscience de la possibilité de rencontrer des passages exposés avec un risque de chute dans le vide sur les chemins de randonnée de montagne. Enfin, 21% ne savent pas que ce type de sentiers requiert d'avoir le pied sûr et de ne pas être sujet au vertige.

La randonnée doit toujours être adaptée aux capacités personnelles (ou à celles du membre le moins aguerri du groupe), ce qui n'est possible qu'avec une préparation soigneuse, souligne encore le bpa. Or ce n'est pas toujours le cas dans les faits, comme le montre le sondage: plus d'un tiers des sondés ne se préoccupe pas de la difficulté, du trajet, de la distance ou du temps nécessaire avant de partir.

Pour toutes ces raisons, le bpa lance actuellement une campagne de sensibilisation et de prévention: «Prêt pour la rando ?». Son objectif: montrer comment randonner en montagne en limitant les risques. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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