Ban Ki-moon en Libye pour discuter du Darfour
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Ban Ki-moon en Libye pour discuter du Darfour

Syrte - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki- moon, est arrivé samedi à Syrte (500 km à l'est de Tripoli).

Il doit avoir des discussions avec le numéro un libyen Mouammar Kadhafi sur le processus de paix au Darfour.

La Libye accueillera le 27 octobre une rencontre entre le gouvernement soudanais et des groupes rebelles du Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile. Depuis février 2003, le conflit a fait 200 000 morts et plus de deux millions de déplacés, selon l'ONU.

«Tripoli a pris des initiatives importantes. Les Libyens ont l'expérience de ce genre de médiation et savent comment les arranger», a dit le secrétaire général de l'ONU.

«Nous allons faire tout notre possible, avec les Nations unies et l'Union africaine, pour réussir à ramener la paix», a déclaré Ali Treiki, ministre libyen des Affaires africaines. «Notre sécurité a partie liée avec le Soudan mais aussi avec le Tchad», a- t-il ajouté.

Khadafi, utile pour le Soudan

La Libye est la dernière étape de la tournée africaine de M. Ban qui l'a aussi mené au Soudan et au Tchad voisins pour tenter d'avancer sur le chemin de la paix au Darfour. Lors de sa tournée, M. Ban a cité M. Kadhafi parmi les acteurs régionaux ayant «grandement contribué» aux efforts diplomatiques internationaux concernant cette région de l'ouest du Soudan.

La relance du processus politique pour le règlement du conflit avait été décidée en juillet à Tripoli à l'issue d'une conférence internationale sous l'égide de l'ONU et de l'Union africaine.

Huit factions rebelles se sont ensuite entendues début août à Arusha, en Tanzanie, sur une «plateforme» commune de revendications en vue de pourparlers avec Khartoum. Mais un influent dirigeant rebelle, Abdulwahid Nour, qui vit en exil à Paris, a boycotté la réunion.

Selon des sources onusiennes, le choix de la Libye comme siège des futurs pourparlers n'est pas indifférent, plusieurs chefs rebelles, dont M. Nour, ayant des liens avec ce pays.

A la question de savoir si la Libye allait user de son influence pour convaincre M. Nour de participer à la reprise des négociations en Libye, M. Ban a déclaré: «nous devons utiliser tous les moyens possibles y compris le leader Kadhafi». «Nous espérons le faire», à déclaré de son côté Ali Triki à des journalistes.

(ats)

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