Sri Lanka: Ban Ki-Moon évaluera la situation sur place
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Sri LankaBan Ki-Moon évaluera la situation sur place

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se rendra vendredi et samedi au Sri Lanka afin d'évaluer la situation humanitaire des déplacés et faciliter la réconciliation nationale.

Le Conseil des droits de l'homme se réunira pour sa part lundi en session extraordinaire dans le même but.

Ban Ki-moon a indiqué mardi aux journalistes qu'il espère pouvoir se rendre dans la zone du conflit pour se rendre compte personnellement de la situation sur le terrain. Il a souhaité contribuer aux efforts de «guérison et de réconciliation», après un conflit qui a fait de «nombreuses victimes civiles».

«Il est urgent de soigner les blessures» créées par le conflit dans le nord-est du Sri lanka, a dit le secrétaire général de l'ONU. Ban Ki-moon visitera les camps de déplacés afin de discuter comment mobiliser l'aide humanitaire internationale, a-t-il précisé.

Interrogé sur la nécessité d'une enquête indépendante sur les crimes de guerre commis ces derniers mois par tous les belligérants, Ban Ki-moon a répondu que ces allégations de graves violations «doivent être examinées de manière appropriée». Il n'a pas précisé de quelle manière.

Poursuivre les criminels

À la demande de l'Allemagne au nom de l'Union européenne (UE), le Conseil des droits de l'homme se réunira de son côté lundi en séance extraordinaire afin d'examiner la situation au Sri Lanka.

L'UE a finalement obtenu les 17 signatures nécessaires pour convoquer la session, soit le tiers des 47 pays membres du Conseil. La Suisse s'est jointe à la requête.

«Nous espérons que la tenue d'une session extraordinaire contribuera à la cause de la paix», a déclaré le président du Conseil des droits de l'homme Martin Ihoeghian Uhomoibhi.

«Le Conseil des droits de l'homme ne peut pas rester silencieux quand des civils innocents sont victimes d'un conflit armé. la communauté internationale doit s'efforcer de rendre justice aux victimes des violations des droits de l'homme où qu'elles se produisent et s'assurer que les responsables de tels crimes soient poursuivis», a-t-il ajouté.

(ats)

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