Grippe A/(H1N1): Ban Ki-moon lance un appel à la solidarité
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Grippe A/(H1N1)Ban Ki-moon lance un appel à la solidarité

Le secrétaire général de l'ONU a lancé mardi à Genève lors de l'Assemblée mondiale de la santé un appel à une solidarité mondiale face à une possible pandémie de grippe.

Chacun doit avoir accès aux médicaments et aux vaccins, a affirmé Ban Ki-moon devant l'Assemblée mondiale de la santé.

«La solidarité mondiale doit être le moteur de la réaction de la communauté internationale face à la crise. Dans le cas de cette épidémie, la solidarité signifie que chacun doit avoir accès aux médicaments et aux vaccins», a déclaré le patron de l'ONU aux représentants des 192 Etats membres de l'OMS réunis à Genève.

La solidarité «signifie qu'il faut échanger les données concernant le virus, notamment les échantillons», a-t-il souligné. «Elle signifie qu'il faut s'abstenir de mettre en place des restrictions contre-productives frappant le commerce et les voyages», a ajouté Ban Ki-moon.

Des questions sans réponse

A l'issue de sa rencontre avec les représentants de quelque 30 firmes pharmaceutiques fabricant des vaccins, Ban Ki-moon a estimé qu'»il importe au plus haut point de maintenir des partenariats avec le secteur privé si nous voulons aller de l'avant».

Le secrétaire général de l'ONU a fait remarquer qu'il «reste beaucoup de questions sans réponse concernant le virus» A/H1N1. «Nous ne savons pas encore jusqu'où il ira, à quelle vitesse il se propagera, quelle sera la gravité des affections ni, en fait, combien de personnes périront».

«Comme les pandémies précédentes l'ont montré, la situation peut évoluer par phases: une phase modérée peut être suivie d'une autre phase qui le sera moins», a-t-il averti. «C'est pour cela que nous devons rester vigilants, attentifs au moindre signe», a affirmé Ban Ki-moon.

Il a également appelé les gouvernements à ne pas réduire les investissements dans le secteur de la santé en temps de récession. «C'est non seulement inacceptable d'un point de vue moral, mais aussi suicidaire d'un point de vue économique», a-t-il dit, en insistant notamment sur les efforts à faire dans le domaine de la santé maternelle.

(ats)

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