Corée du Sud: Ban Ki-moon ne veut pas de la présidence

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Corée du SudBan Ki-moon ne veut pas de la présidence

L'ancien secrétaire général de l'ONU, qui avait quitté ses fonction à la fin 2016, n'est pas parvenu à s'assurer le soutien du parti.

Ban Ki-moon dit «non» à la présidence

Ban Ki-moon dit «non» à la présidence

Keystone

L'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé mercredi lors d'une conférence de presse qu'il ne comptait pas se présenter à la prochaine élection présidentielle en Corée du Sud. Le haut diplomate est rentré en janvier dans son pays.

Ban Ki-moon a entretenu pendant des mois le flou sur ses intentions politiques, alors que certains observateurs lui prêtaient l'intention de postuler à la fonction suprême. «Je vais me retirer de la vie politique», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. «Je suis désolé de décevoir de nombreuses personnes.»

Bien qu'il ne se soit jamais déclaré candidat, M. Ban a participé à de nombreux déplacements publics qui ont semblé préfigurer une candidature pour le parti conservateur Saenuri de la présidente destituée Park Geun-Hye, ou pour une faction conservatrice dissidente.

Mais il n'est pas parvenu à s'assurer le soutien du parti et son image a été écornée par des accusations de corruption contre certains de ses proches. Certains médias l'ont par ailleurs dépeint comme étant totalement déconnecté de la réalité des Sud-Coréens.

«Mon patriotisme et mes aspirations ont été les victimes de calomnies qui ont relevé du massacre de personnalité», a-t-il déploré mercredi, avant de s'incliner en signe de respect, de ranger ses papiers et de s'en aller.

Courant 2017

Sa cote de popularité avait dégringolé ces dernières semaines. Un sondage le créditait récemment de 13,1% d'opinions favorables, contre 20,3% à son retour. Diplomate de carrière, Ban Ki-moon n'a jamais été encarté politiquement dans son pays, bien qu'il fût de 2004 à 2006 le ministre des Affaires étrangères du président libéral Roh Moo-Hyun.

La présidentielle sud-coréenne est sur le papier prévue avant fin 2017. Elle pourrait cependant intervenir très prochainement si la Cour constitutionnelle entérine la destitution de la présidente votée par le Parlement. Une élection devrait le cas échéant être organisée dans les 60 jours suivant une telle décision.

Mme Park est accusée de collusion avec son ancienne confidente Choi Soon-Sil, jugée pour avoir notamment extorqué des dizaines de millions de dollars aux grands conglomérats du pays. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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