Durban II: Ban Ki-moon regrette l'absence de plusieurs Etats
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Durban IIBan Ki-moon regrette l'absence de plusieurs Etats

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a regretté lundi l'absence de plusieurs Etats, en ouvrant à Genève la conférence de l'ONU contre le racisme (Durban II).

Il a dénoncé les divisions qui affaiblissent la lutte contre le racisme.

»Je regrette profondément que certains pays aient choisi de ne pas participer», a déclaré le secrétaire général de l'ONU. Près d'une dizaine de pays boycottent la conférence: Israël, les Etats- Unis, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Défis immenses

»Je suis profondément déçu. Nous affrontons des défis immenses dans cette période difficile sur plusieurs fronts», a relevé Ban Ki- moon. Le racisme persiste et aucune société n'est indemne, a-t-il souligné.

»Nous rêvons de nous engager dans une nouvelle direction, mais trop nombreux sont ceux qui s'accrochent au passé. Nous restons faibles, divisés et bloqués sur les vieux clichés», a poursuivi le secrétaire général de l'ONU.

»Nous parlons de tolérance et de respect mutuel, mais nous continuons à montrer du doigt et à formuler les mêmes accusations que ces dernières années, sinon ces dernières décennies», a-t-il dit.

La xénophobie se développe

»Une nouvelle politique de la xénophobie se développe», a dénoncé Ban Ki-moon. Les réfugiés, les demandeurs d'asile, les migrants sont stigmatisés de manière croissante, sinon persécutés. Un discours de haine prolifère grâce aux nouvelles technologies, a-t-il dit.

»Nous devons être spécialement vigilants pendant cette période de crise économique. Je crains que la crise actuelle, si elle n'est pas traitée correctement, évolue vers une crise politique de grande ampleur marquée par des troubles sociaux, des gouvernements affaiblis et des opinions en colère», a mis en garde Ban Ki-moon.

»Dans de telles circonstances, les conséquences pour les groupes déjà marginalisés peuvent être effrayantes», a ajouté le responsable. «Les liens entre la pauvreté, le sous-développement et la discrimination sont clairs», a-t-il souligné.

»Il y a beaucoup en jeu aujourd'hui dans cette salle», a averti Ban Ki-moon. «Nous avons parcouru un long chemin pour aboutir à un texte consensuel. C'est regrettable que pour certains cela n'ait pas été suffisant. Mais nous pouvons dépasser ces différences persistantes», a également déclaré le secrétaire général de l'ONU.

(ats)

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