Actualisé 22.02.2020 à 18:31

Manif à LondresBanderoles et pancartes en soutien à Assange

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Londres avant le procès en extradition qui menace le fondateur de Wikileaks, Julian Assange.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, âgé de 48 ans, compte encore de nombreux soutiens.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, âgé de 48 ans, compte encore de nombreux soutiens.

Ilyas Tayfun Salci

Deux jours avant le début de l'examen par la justice britannique de la demande des Etats-Unis, qui veulent le juger pour espionnage, les soutiens d'Assange ont brandi banderoles et pancartes: «n'extradez pas Assange» ou encore «le journalisme n'est pas un crime».

La foule s'est rassemblée aux abords de l'ambassade d'Australie, le pays de Julian Assange, avant de défiler dans les rues de Londres. «Boris Johnson honte à toi», ont scandé les manifestants en passant devant Downing street, la résidence du Premier ministre britannique.

Des personnalités parmi la foule

Parmi ses soutiens présents samedi, l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, le Pink Floyd Roger Waters ou encore la créatrice de mode Vivienne Westwood.

«Je ne comprends pas vraiment pourquoi Julian est en détention», a déclaré le père d'Assange, John Shipton, dénonçant une «détention arbitraire».

Agé de 48 ans, Julian Assange est détenu dans la prison de haute-sécurité de Belmarsh, au sud de Londres, depuis son arrestation en avril 2019 à l'ambassade d'Equateur où il avait trouvé refuge sept ans plus tôt. Poursuivi pour espionnage aux Etats-Unis, qui réclament son extradition, il risque jusqu'à 175 ans de prison.

Une mise en danger reprochée

Les autorités américaines lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250 000 câbles diplomatiques et d'environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Présent samedi à Londres, le rédacteur en chef de Wikileaks Kristinn Hrafnsson, a appelé «tout le monde à se battre pour Assange», dénonçant «la force sombre» qui s'abat sur ceux qui veulent «la transparence et la vérité».

Le fondateur de Wikileaks a notamment reçu récemment le soutien de Reporters sans frontières (RSF), qui a lancé une pétition qui a atteint samedi après-midi près de 40.000 signatures. (afp)

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