Actualisé 04.07.2011 à 20:46

Lausanne (VD)Bannie en français, l'insulte revient en grec

Les occupants d'une maison du centre-ville de Lausanne (VD) ont trouvé la parade pour dire tout le mal qu'ils pensent des agents, sans trop les fâcher.

de
Raphaël Pomey
Une même harangue en français et en grec. (Photos: pom)

Une même harangue en français et en grec. (Photos: pom)

«Solidarité avec les anarchistes grecs en lutte. Flic, porcs, assassins». Difficile, ces derniers jours, de ne pas lire ces propos peu amènes à l'égard des pandores, pour qui passait Rue Saint-Martin, à 300 m du poste de police municipale, à Lausanne (VD).

Visible sur la façade du squat de la Hache, le texte a disparu lundi après-midi, avant la visite du délégué jeunesse de la Ville, Tanguy Ausloos. Mandaté par la police, celui-ci devait convaincre les squatteurs, sur place depuis 2010, de retirer la banderole. Apparemment, une solution a été trouvée, qui contente tout le monde. Toujours solidaires avec les Grecs en lutte contre les mesures d'austérité décidées par leur Gouvernement, les habitants ont tout simplement ressortis leur tirade... en l'écrivant dans la langue de Nana Mouskouri.

Pour la police, une situation supportable: Jean-Philippe Pittet, porte-parole, y voit la preuve que la voie du dialogue avec les squatteurs, prônée par la Ville dans l'affaire, a porté ses fruits. Quant aux occupants, rencontrés lundi, ils ne se disent «pas étonnés» que leur texte ait interpellé des agents du coin. Notamment suite à l'affaire Skander Vogt, mort en prison, ou à celle du voleur de voitures tué en avril 2010 sur l'A1 par un policier.

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