Etats-Unis: Bannon, l'éminence grise de Trump, sur la sellette
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Etats-UnisBannon, l'éminence grise de Trump, sur la sellette

Stephen Bannon, ancien patron d'un site d'extrême-droite, apparaît de plus en plus mis à l'écart.

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Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)

Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)

AFP
L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)

L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)

AFP
Donald Trump continue sa guerre contre James Comey, accusant l'ex-chef du FBI  de lâcheté pour avoir fait fuiter à la presse des notes compromettantes sur leurs rencontres privées, (Dimanche 11 juin 2017)

Donald Trump continue sa guerre contre James Comey, accusant l'ex-chef du FBI de lâcheté pour avoir fait fuiter à la presse des notes compromettantes sur leurs rencontres privées, (Dimanche 11 juin 2017)

AFP

Donald Trump semble continuer à prendre ses distances avec son conseiller stratégique controversé Stephen Bannon. Ce contempteur virulent de «l'establishment» et des élites apparaît de plus en plus mis à l'écart.

Stephen Bannon «est un gars bien, mais je leur ai dit (à mon entourage) de le recadrer ou c'est moi qui le ferai», a affirmé le président américain dans une interview au journal New York Post publiée mercredi.

Nommé directeur général de la campagne de Donald Trump en août 2016, Steve Bannon, 63 ans, ancien patron du site d'extrême-droite Breitbart News, a nettement orienté le message du candidat républicain. Et après la victoire de Donald Trump en novembre, sa nomination comme conseiller stratégique à la Maison Blanche avait été décriée par les associations antiracistes et des démocrates.

«J'aime bien Steve mais vous devez vous rappeler qu'il n'est arrivé que très tard dans mon équipe de campagne», a expliqué Donald Trump. «J'avais déjà battu tous les sénateurs et les gouverneurs, et je ne connaissais pas Steve. Je suis mon propre stratège et ce n'est pas comme si j'allais changer de stratégie parce que j'étais opposé à 'Hillary la crapule'», a-t-il ajouté à propos de sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Il s'oppose au gendre de Donald Trump

Stephen Bannon a subi un premier revers la semaine dernière quand il a été écarté de l'influent conseil de sécurité nationale, où généraux et ministres tranchent les grandes questions de défense et de politique étrangère. Ses relations avec le discret gendre de Donald Trump, Jared Kushner, devenu le véritable bras droit du président américain ces dernières semaines, sont devenues notoirement mauvaises, selon les médias américains. Pour les partisans de Stephen Bannon, les «Kushneriens» sont une espèce invasive de «démocrates» au sein du gouvernement républicain, qui empêcheraient le président de concrétiser ses promesses aux classes populaires.

Le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer, a renchéri mercredi, jugeant «très sain» que le président américain «ne s'appuie pas sur un groupe monolithique de conseillers qui disent 'vous devez seulement faire ça et c'est comme ça qu'on procède'». La Maison Blanche réunit «beaucoup d'individus vraiment talentueux, que ce soit Mick Mulvaney (...) et sa compréhension du processus budgétaire ou la connaissance par Steve (Bannon) des politiques pour lesquelles le président a fait campagne, ou la sagacité en affaires de Jared (Kushner), beaucoup de choses sont entreprises pour améliorer le gouvernement, permettre la mise en oeuvre de politiques qui à la fois nous protègent et font croître l'économie», a-t-il déclaré lors d'une conférence à Washington.

Bannon, un homme de l'ombre

«Il y aura bien sûr de vifs débats. Je pense que c'est sain pour le président d'être conseillé et de prendre au final les décisions», a conclu le représentant de la Maison Blanche, lui-même en difficulté après des propos très controversés tenus la veille qui comparaient le président syrien Bachar el-Assad à Adolf Hitler.

Stephen Bannon, homme de l'ombre cultivé, ancien banquier d'affaires et producteur de cinéma, s'est rarement fait entendre depuis son arrivée à la Maison Blanche. Mais quand il parle, il ne retient pas ses coups, qualifiant les médias de «parti d'opposition» et promettant de secouer Washington et ses «élites». «Chaque jour sera un combat», affirmait-il en février. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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