Rome: Baptême du feu pour Schneider-Ammann
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RomeBaptême du feu pour Schneider-Ammann

C'est à Rome que Johann Schneider-Ammann, nouveau ministre de l'économie, a fait jeudi son baptême du feu à l'étranger.

Johann Schneider-Ammann a rencontré son homologue italien Paolo Romani.

Johann Schneider-Ammann a rencontré son homologue italien Paolo Romani.

Le nouveau chef du Département fédéral de l'économie (DFE) a rencontré à Rome son homologue italien Paolo Romani. L'entretien a porté sur les relations économiques entre les deux pays. Les deux hommes sont tombés d'accord sur la nécessité de continuer à renforcer la coopération transfrontalière, indique jeudi le DFE dans un communiqué. MM. Schneider-Ammann et Romani prônent notamment l'élaboration de propositions concrètes pour faciliter les échanges et les investissements.

Avec le ministre italien du Développement économique, le conseiller fédéral a par ailleurs approfondi des projets de collaboration dans des secteurs tels que les bio- et nanotechnologies. Enfin, les ministres ont abordé le thème de l'Expo universelle de 2015 à Milan, qui pourrait donner lieu à des collaborations commerciales, tout particulièrement intéressantes pour le Tessin.

Différend fiscal évoqué

Même si le différend fiscal Suisse-Italie n'est ni du ressort de M. Schneider-Ammann ni de celui de M. Romani, les deux politiciens ont évoqué jeudi ce dossier épineux, a précisé à l'ATS son porte- parole Christophe Hans. Le conseiller fédéral a rappelé la position de la Suisse à son homologue.

La veille encore, le ministre italien des Finances Giulio Tremonti avait critiqué les Etats de l'UE qui concluent des «accords d'imposition bilatéraux» avec la Suisse. Selon lui, ces derniers nuisent à une ligne de conduite ferme au niveau de l'Union.

Double imposition

Contrairement aux accords signés récemment avec l'Allemagne et l'Angleterre, une convention de double imposition avec l'Italie se fait toujours attendre. Doris Leuthard avait indiqué en mai à Rome que l'Italie et la Suisse avaient chacune des propositions dans la perspective d'un accord de double imposition et qu'il s'agissait désormais de trouver une solution pragmatique, dans l'intérêt de tous.

L'Italie est le deuxième partenaire économique de la Suisse, avec un volume commercial de 34 milliards de francs en 2009. La Suisse est pour sa part le sixième investisseur en Italie, avec 22 milliards de francs l'année dernière. (ats)

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