Interview: Baptiste Giabiconi: «Je suis un privilégié de la vie»

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InterviewBaptiste Giabiconi: «Je suis un privilégié de la vie»

De passage en Suisse en tant que parrain du téléthon de Genève, le mannequin chanteur de 23 ans s'est confié à l'occasion de la sortie de son premier album, «Oxygen».

par
Ludovic Jaccard

Interview de Baptiste Giabiconi: première partie.

En un temps record, le premier opus du mannequin chanteur, produit par My Major Company, a été vendu à plus de 50'000 exemplaires et se retrouve déjà disque d'or. Malgré son succès fulgurant, Baptiste Giabiconi, qui a déjà sorti deux singles, «One Night In Paradise» et «Speed of Light (L'amour et les étoiles)», fait preuve d'une grande humilité et reste très poche de ses fans.

Comment vivez-vous votre passage de mannequin à chanteur?

Je le vis super bien. La transition s'est faite progressivement et les gens y ont adhéré. J'ai voulu aller à leur rencontre durant ces deux années précédentes avant d'arriver avec cet album. J'espère leur faire découvrir mon univers musical. L'album est là et ça marche plutôt bien.

Vous vous débrouillez bien vocalement. Avez-vous pris des cours de chant?

Ma première passion c'est la musique. Je chante depuis l'âge de 12, 13 ans, je m'entraîne pour m'améliorer. J'ai un coach vocal, c'est comme un sport, un muscle qu'il faut entretenir.

Depuis combien de temps pensiez-vous faire un album ?

Le chant est une passion qui m'a été transmise par mon père. Je n'aurais jamais pensé un jour avoir la chance d'enregistrer un album. C'est quelque chose d'incroyable pour moi. On a travaillé pendant deux ans et demi sur ce projet avec mon producteur manager. Je lui ai fait part de mes envies, de ce que je voulais faire, je lui ai expliqué mon univers musical. Et nous avons enregistré l'album à Londres. J'ai coécrit neuf titres de cet album et co-composé cinq. Cet album, je l'imaginais sur scène pour le partager avec mon public.

Pourquoi l'avoir intitulé «Oxygen»?

Pour évoquer cette bouffée d'air pur qui m'a manqué durant mon adolescence. Mes parents se sont séparés durant cette période. J'étais très proche de mon père et il m'a beaucoup manqué. Du coup, j'ai passé par des moments assez difficiles. Mais en même temps cela m'a rendu plus fort et mature très rapidement.

De quoi vous inspirez-vous pour écrire vos textes ?

Je me suis inspiré de ma vie, à la fois courte mais très intense. Il m'est arrivé pas mal de choses en peu de temps. Et tout ça est assez fou! Quand j'analyse tout ce que j'ai fait et ce qui m'attend, je me dit que ça n'arrive pas à tout le monde. Je me considère comme un privilégié de la vie. J'ai cette chance que beaucoup de personnes aimeraient avoir: je peux m'exprimer à travers la musique. J'ai donc envie de dire aux gens qu'il faut persévérer, croire en leurs rêves. C'est le message que j'ai envie de faire passer. Pour résumer mon album en trois mots, je dirais qu'il représente l'amour, la foi et l'espoir.

Y'a-t-il des artistes qui vous inspirent?

Je trouve que David Bowie et Georges Michael ont eu des carrières incroyables. Ils ont apporté quelque chose de nouveau. Je me suis un peu inspiré de ces gars.

Rêvez-vous d'une carrière comme celle de M.Pokora ou d'Enrique Iglesias?

Je suis admiratif de leur parcours. Mais je ne pense pas qu'on fasse vraiment la même chose. Mais ce sont de beaux modèles de réussite.

Qu'avez-vous envie de répondre à la polémique disant que votre production a acheté des milliers d'exemplaires de votre album pour vous hisser au top des charts?

Pas grand-chose. Je suis un peu spectateur de ce qui m'arrive. J'ai entendu parler de cette histoire... Je suis comme la plupart des gens, comme vous. On se sent un peu impuissant pour lutter contre ça. Mais, en même temps, ça fait partie du jeu. On est souvent la cible d'attaques. On ne peut pas lutter contre ça. Je ne fais pas de la musique pour être classé numéro 1. Je fais de la musique pour la partager avec un public et m'éclater sur scène. Mais je trouve que cette rumeur est injuste par rapport aux 2700 producteurs, via My Major Company, qui ont investi du temps et de l'argent sur cet album.

Avez-vous un truc pour vaincre le trac avant de monter sur scène?

Non, car j'ai besoin de l'avoir, sinon je ne monte pas sur scène. Ça ne serait pas normal de ne pas avoir le trac. Je n'ai donc pas spécialement envie de le vaincre. J'ai cette adrénaline avant d'arriver sur scène et une fois que j'y suis, je suis le plus heureux des hommes. Je fais ce que j'aime devant 7000 personnes en face de moi et je partage ça avec elles. C'est que du bonheur.

Allez-vous mettre votre carrière de mannequin entre parenthèses?

Non pas vraiment, je vais la continuer en parallèle. Je n'ai pas envie de lâcher une branche pour une autre. Je m'amuse en fait. Je suis comme un gosse dans une cour de récréation qui va essayer tous les jeux.

Vous êtes très proche de vos fans et vous communiquez beaucoup avec eux sur Twitter. En quoi sont-ils si importants à vos yeux?

Je me considère comme eux. Je fais ma musique mais j'aime aussi communiquer directement avec eux. Je suis leur pote et j'ai envie de vivre mon aventure avec eux. Avec Twitter, c'est pratique. Ils peuvent ainsi savoir à quel endroit je me trouve à n'importe quel moment. C'est un vecteur de communication très puissant. Ce contact s'est fait tout naturellement.

Vous avez visité Genève. Que pensez-vous de la Suisse en général?

J'adore ce pays. Je trouve les Suisses super agréables, super avenants. C'est que du bonheur. Je me sens très bien ici, très bien accueilli et ça c'est top!

Auriez-vous envie de vous y installer un jour ?

Ce n'est pas encore d'actualité. Mais y venir pour s'y détendre, avec plaisir! (rires)

Regardez le clip de Baptiste, «One Night In Paradise»:

Et son dernier clip, «Speed of Light (L'amour et les étoiles)»:

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