Diplomatie: Barack Obama comparé à un «maquereau»
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DiplomatieBarack Obama comparé à un «maquereau»

Le régime nord-coréen, guère avare de noms d'oiseaux pour ses ennemis, a franchi dimanche un nouveau degré dans l'injure verbale.

Pyongyang n'a pas apprécié les critiques du président américain.

Pyongyang n'a pas apprécié les critiques du président américain.

La Corée du Nord a comparé la présidente sud-coréenne Park Geun-hye à une «prostituée maligne» et une «fille méchante et immature», et Barack Obama à un «maquereau». Dans une diatribe particulièrement véhémente, Pyongyang a fustigé la relation d'un «maître et de sa marionnette» et agité la menace d'un «prix élevé» à payer par la dirigeante sud-coréenne.

«Le récent comportement de Park Geun-hye avec Obama était celui d'une fille méchante et immature qui demande à des gangsters de rosser quelqu'un qu'elle n'aime pas», a estimé le Comité nord-coréen pour la réunification pacifique de la Corée.

«Ou celui d'une prostituée maligne acharnée à piéger quelqu'un en mettant son corps au service d'un puissant maquereau», a-t-il ajouté, selon l'agence d'Etat KCNA.

«Insultes intolérables»

Ces insultes surviennent au lendemain d'une visite en Corée du Sud du président Obama qui a qualifié le régime nord-coréen d'«Etat paria» faible dont l'isolement s'aggraverait en cas de nouvel essai nucléaire.

Pour le comité nord-coréen, organe officiel chargé des questions intercoréennes, ces remarques constituent des «insultes intolérables» à l'égard de son dirigeant, Kim Jong-un.

Aide aux recherches du Boeing

Par ailleurs, Barack Obama, en visite à Kuala Lumpur, a déclaré dimanche lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre malaisien Najib Razak que «les Etats-Unis sont absolument décidés à fournir toutes les ressources et les moyens dont ils disposent» pour contribuer aux recherches du vol MH370 de Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars dans l'océan Indien.

«Nous ne connaissons évidemment pas tous les détails, mais nous savons que l'avion s'est abîmé dans l'océan dans cette partie du monde. Il s'agit d'une grande surface, d'un défi de taille et d'une tâche laborieuse. Cela prendra pas mal de temps», a-t-il souligné. (ats)

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