Actualisé 09.01.2009 à 18:45

Etats-Unis

Barack Obama promet de respecter les Conventions de Genève

Le président américain élu Barack Obama s'est engagé vendredi à respecter les Conventions de Genève.

Il a également promis que son administration n'utiliserait pas la torture lors des intrerrogatoires de prisonniers.

«J'ai été clair pendant la campagne, et je l'ai été pendant la période de transition: sous mon administration, les Etats-Unis ne tortureront pas, nous respecterons les conventions de Genève», a déclaré M. Obama devant la presse. «Pour être réellement en sûreté, il nous faut adhérer à nos valeurs avec autant de vigilance que pour notre sécurité et, cela, sans exceptions», a-t-il ajouté.

Lors de cette conférence de presse, le président élu a annoncé avoir nommé Leon Panetta, secrétaire général de la Maison blanche pendant la présidence de Bill Clinton, à la tête de la CIA et avoir confié à l'ex-amiral Dennis Blair la direction du renseignement national (DNI), qui chapeaute l'ensemble du secteur.

Hors du sérail

La nomination de ces deux personnalités qui ne viennent pas de la communauté du renseignement, reflète la détermination du futur président à redresser l'image des Etats-Unis, ternie selon lui par les mauvais traitements infligés aux terroristes présumés et par des écoutes illégales.

M. Obama a défendu les qualifications des deux hommes, dont certaines voix dénoncent le manque d'expérience, y compris dans le camp démocrate: «ce sont deux fonctionnaires à l'intégrité incontestable, avec une grande expérience, et le pragmatisme dont nous avons besoin en ces temps dangereux», a-t-il dit.

Barack Obama a en outre nommé John Brennan, un vétéran de la CIA, au poste de conseiller de la Maison blanche en matière de lutte contre le terrorisme. M. Brennan a «l'expérience, la vision et l'intégrité» nécessaire pour occuper ce poste, a-t-il dit.

Menaces non conventionnelles

«Aujourd'hui, nous vivons dans un monde de menaces non conventionnelles depuis la multiplication des réseaux terroristes et des armes de destruction massive, aux dangers sérieux posés par les Etats en faillite et les régimes voyous», a ajouté le futur locataire de la Maison blanche.

«Pour protéger la sécurité de nos concitoyens, nous devons sans relâche, récupérer, analyser, partager et agir sur toute information avec rapidité», a ajouté M. Obama.

Dialogue avec l'Iran

Barack Obama reste par ailleurs favorable au dialogue avec l'Iran, malgré les dangers que la République islamique constitue pour les Etats-Unis.

«J'ai dit pendant la campagne que l'Iran représentait une réelle menace pour la sécurité des Etats-Unis. Mais j'ai également dit que nous devions être prêts à recourir à la diplomatie pour atteindre nos objectifs en termes de sécurité nationale», a-t-il rappelé.

«Mon équipe chargée de la sécurité nationale illustre, je pense, cette approche concrète et pragmatique de la politique étrangère», a-t-il ajouté.

Plan de relance

Sur le plan économique, le président élu a affirmé que les négociations avec le Congrès sur un plan de relance de l'économie faisaient «de grands progrès». Ce plan de relance, selon des indiscrétions de l'entourage de M. Obama, devrait atteindre quelque 800 milliards de dollars.

Les leaders démocrates du Congrès ont d'ailleurs souligné l'urgence de l'adoption de ce plan de relance après la publication des derniers chiffres du chômage, à son plus niveau depuis janvier 1993. L'économie américaine a détruit 524'000 emplois en décembre, faisant monter le taux de chômage aux Etats-Unis à 7,2%.

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!