Espagne - Barcelone rend hommage aux victimes des attentats de 2017
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EspagneBarcelone rend hommage aux victimes des attentats de 2017

Une brève cérémonie s’est tenue mardi sur les Ramblas où, il y a quatre ans, une camionnette a fauché des dizaines de personnes, tuant 14 d’entre elles.

Une cérémonie a été organisée mardi sur les Ramblas de Barcelone, en présence notamment du président de la région Catalogne Pere Aragonès (au centre) et de la maire de Barcelone Ada Colau (quatrième depuis la gauche). 

Une cérémonie a été organisée mardi sur les Ramblas de Barcelone, en présence notamment du président de la région Catalogne Pere Aragonès (au centre) et de la maire de Barcelone Ada Colau (quatrième depuis la gauche).

AFP

Quatre ans après, Barcelone a rendu hommage mardi aux 16 personnes tuées lors des deux attentats d’août 2017 en Catalogne, la première cérémonie organisée depuis la condamnation en mai des deux survivants de la cellule djihadiste.

Empreinte d’une grande sobriété, la brève cérémonie d’un quart d’heure a eu lieu sur la célèbre avenue des Ramblas de Barcelone (nord-est de l’Espagne), là même où une camionnette avait fauché des dizaines de personnes, tuant 14 d’entre elles.

Des rescapés de l’attentat et des parents des victimes, au nombre d’une trentaine, ont déposé des œillets blancs devant la plaque posée sur le lieu de l’attentat, en présence notamment du président du gouvernement catalan, Pere Aragonès, de la maire de Barcelone, Ada Colau, et de la présidente du Congrès des Députés (chambre basse du Parlement espagnol), Meritxell Batet.

«Quatre ans après la mort de mon fils, c’est toujours très dur. Je crois même que ça l’est plus chaque année», a confié Javier Martínez, dont le fils de trois ans a été la plus jeune victime de l’attentat.

Fin mai, la justice espagnole a condamné à 53 et 46 ans de prison les deux survivants de la cellule djihadiste. Un troisième homme, un complice, a écopé d’une peine de huit ans.

Zones d’ombre

Mais aujourd’hui encore, certains rescapés ou parents de victimes estiment que le procès n’a pas permis de faire toute la lumière sur cette tragédie, et qu’il aurait dû tenter de comprendre comment un imam avait pu entraîner la radicalisation d’une dizaine de jeunes Marocains à Ripoll, un paisible village du nord de la Catalogne, sans éveiller le moindre soupçon.

Le premier attentat avait eu lieu le 17 août sur les Ramblas de Barcelone, où une camionnette-bélier avait foncé sur la foule, tuant 14 personnes, en majorité des touristes étrangers. Dans sa fuite, le chauffeur avait tué un automobiliste pour lui voler sa voiture. Il devait être abattu par la police trois jours plus tard à 30 km au nord de Barcelone.

Quelques heures après le massacre des Ramblas, cinq autres membres de la cellule avaient perpétré une seconde attaque sur le front de mer de la petite station balnéaire de Cambrils (100 km au sud de Barcelone), renversant plusieurs personnes avec un véhicule avant de poignarder mortellement une femme.

Les deux attaques avaient fait un total de 140 blessés.

(AFP)

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