Etats-Unis: Bases d'alerte rénovées: l'armée se prépare au pire
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Etats-UnisBases d'alerte rénovées: l'armée se prépare au pire

A l'abandon depuis 1991, les bases d'alerte nucléaire permettaient aux bombardiers de rester sur le qui-vive. L'armée, qui écarte tout lien avec la menace nord-coréenne, a décidé de les rénover.

Verra-t-on à nouveau des B-52 en état d'alerte permanent sur les bases américaines?

Verra-t-on à nouveau des B-52 en état d'alerte permanent sur les bases américaines?

Keystone

L'armée américaine a décidé de rénover ses bases d'alerte nucléaire, où ses bombardiers capables de transporter des armes nucléaires restaient en état d'alerte 24 heures sur 24 lors de la Guerre froide. Ces installations avaient été laissées à l'abandon depuis l'effondrement de l'Union Soviétique en 1991, explique le Washington Post.

Le chef de l'Etat-major de l'aviation américaine David L. Goldfein a expliqué dans une interview à Defense One qu'il s'agissait «d'une étape supplémentaire pour s'assurer que tout était prêt». Il a précisé que l'ordre d'état d'alerte permanent n'a pas encore été donné.

Garder les installations prêtes

Cet effort pour moderniser les stations d'accueil des bombardiers B-52 s'inscrit dans la volonté du Pentagone de rafraichir son arsenal nucléaire vieillissant. Une porte-parole du commandement stratégique a démenti tout projet de placer à nouveau des bombardiers en état d'alerte permanent. «Mais nous nous préparons pour le pire», a ajouté Bekah Clark.

La volonté de rénover les sites, les dépôts de munition, les réfectoires ou encore d'autres infrastructures «correspond à la nécessité de garder ces installations en état de préparation», a ajouté un porte-parole des forces aériennes. Il ne s'agit pas d'une réponse à la menace nord-coréenne mais d'une procédure pour que les troupes soient capables de répondre lorsqu'on fait appel à elles, a-t-il ajouté.

Trump-Kim: une dispute "de maternelle"

Le ministre russe des Affaires étrangères a comparé vendredi 22 septembre les échanges entre Donald Trump et le président de Corée du Nord à une "dispute entre enfants de maternelle". Sergueï Lavrov, qui s'exprimait en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, a rappelé la volonté russe de trouver une solution politique

(NewsXpress)

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