Actualisé 09.02.2011 à 23:05

Mondiaux-2011

Battu, Didier Cuche n'est pas abattu

Quatrième du super-G, le Neuchâtelois a manqué le podium pour 31 centièmes. Habitué à ce genre de coup du sort, il ne s'est pas démonté.

de
Marc Fragnière/Garmisch

««En quinze ans, j'ai pris l'habitude d'être 4e ou 5e (n.d.l.r.: 4e en super-G à Are en 2007, 4e en descente à Saint-Moritz en 2003, et 5e en super-G à Sankt Anton en 2001). Pour moi, ça ne change rien de terminer 4e ou 10e. Aujourd'hui, il y a trois gagnants et beaucoup de perdants. J'en fais partie», a philosophé Didier Cuche dans l'aire d'arrivée de la Kandahar.

Auparavant, le Vaudruzien s'était battu avec une piste qui n'a pas fini de faire parler d'elle:­ «Elle est très bosselée et très dure. De plus, c'est jour blanc au niveau de la visibilité.­ Il est difficile de tenir des trajectoires et de développer des appuis qui soient précis et efficaces. Parfois on se fait secouer là où on ne l'attend pas. D'autres fois, c'est l'inverse.»

Didier Cuche a regretté une entame de course ratée, qui lui a très certainement «coûté la médaille». «J'ai failli chuter juste après le départ, lorsque ma carre extérieure s'est crochée à l'une de ces bosses. Puis, à la 4e porte, je suis sorti très large», a-t-il détaillé. Jugée quasi inskiable par certains athlètes, la Kandahar n'a pas suscité outre mesure l'ire du Neuchâtelois. «C'est à nous de gérer la condition de la piste.­ Elle est presque aussi pénible que celle de Bormio. Physiquement, elle demande beaucoup de force. Si les bosses n'étaient pas là, la Kandahar serait plus facile à skier, mais elles sont là... A nous de composer avec elles.»

Toujours aussi pointu en matière de préparation, l'actuel meilleur descendeur de l'hiver entend bien étudier le super-G de Christof Innerhofer, histoire de parvenir à trouver le bon timing dans la descente de samedi.

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