Beaucoup d'amour, un peu de peine, c'est le pays d'Hélène
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Beaucoup d'amour, un peu de peine, c'est le pays d'Hélène

Hélène Segara sort un album, «Quand l'éternité...». Une thérapie pour elle, un élan de douceur pour les oreilles.

– Avez-vous changé vos ambitions artistiques?

– Mon but reste le partage des émotions avec le public. J'ai de fortes sensations avec mes fans. Cela signifie que cela peut aussi arriver à mes auditeurs.

– Quelle chanson vous touche plus particulièrement?

– «Father», la première chanson écrite, car cet album est né après le départ de mon beau-papa.

– Est-ce la raison des chansons mélancoliques?

– Oui, l'écriture des textes a été une thérapie. J'ai répondu à la question: comment relever la tête après une absence? Ce disque aborde la peine, la solitude, mais surtout la manière dont rien n'est jamais fini et comment continuer sa vie. Moi, je me suis consolée de cette manière. Est-ce que cela peut vous consoler également?

– Y a-t-il un avant et un après la naissance de votre fille, Maïa?

– Non, il y a un avant et un après 30 ans. Jusqu'à 30 ans, je recevais un amour immense qui me venait du public. Maintenant je suis capable de le rendre. Quand tu as la vingtaine et que tu cherches le grand amour, tu vis un amour intense. Et, quand tu as la trentaine, tu vis l'amour des grands.

– Est-ce que vous allez continuer à chanter aussi fort, sans crier?

– Je ne crie pas, mais oui, il y a des chansons que je chanterai toujours. Comme: «Il y a trop de gens qui t'aime», «Vivo Per Lei». Même si ce n'est plus ma vie. Elles sont en moi.

Juan Caido

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