«Transformers 3»: Beaucoup de bruit pour pas grand chose
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«Transformers 3»Beaucoup de bruit pour pas grand chose

On ne change pas une mécanique qui tourne à plein régime. Avec le troisième volet de «Transformers», Michael Bay assoit sa vision bien massue des fameux jouets Hasbro.

par
Fred Ferrari

Oubliez les petits joujoux qui égayaient jadis nos jeux d'enfants. Depuis son passage sur grand écran, Optimus Prime, Bumblebee et autres Autobots se sont mués en géants de fer qui démolissent tout sur leur passage. C'est plus vrai que jamais dans ce troisième volet: non seulement le gentil Sam (Shia LaBeouf), dont les déboires domestiques nous laissent de marbre, découvre que la technologie des Decepticons a atterri sur la face cachée de la Lune, mais le passage à la 3D transforme en monstres les sympathiques voitures convertibles d'autrefois.

Plus c'est gros, plus c'est beau

Tout cela est bien beau, mais surtout plein de vide. Et pas seulement celui dans lequel les personnages risquent sans cesse de tomber. «Transformers 3» manque cruellement d'originalité, la débauche d'effets spéciaux et de combats étant censée se suffire à elle-même. Alors oui, en deux heures et demie de spectacle assommant, on en a pour notre argent. Le reste n'est que du vent.

«Transformers 3 - La face cachée de la lune»

De Michael Bay. Avec Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley.

Sortie le 29 juin 2011.

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Trois questions à Lorenzo di Bonaventura, producteur

– Quel genre de réalisateur est Michael Bay?

– Il a un côté grand gamin qu’on aurait lâché dans un magasin de jouets: il est très enthousiaste et a des idées tout le temps. Il fait partie des cinéastes qui ont su préserver le côté ludique dans leur travail.

– Vous vous amusez autant que lui?

– Pas vraiment! Ma responsabilité consiste plutôt à lui faciliter la besogne. Je ne me détends un peu que lorsque le film est terminé et que je vois qu’on est parvenus au bout dans les délais et avec le budget qui nous étaient impartis.

– Tourner en 3D vous a-t-il compliqué la vie?

– C’était beaucoup plus lourd et plus cher, donc cela a demandé une infrastructure plus complexe. Mais je ne regrette rien: le résultat vaut largement la peine.

–Propos recueillis par Caroline Vié

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