Actualisé 09.07.2020 à 06:07

Suisse

Bell croit toujours plus dans la viande de laboratoire

Le géant de la boucherie a injecté 5 millions dans une start-up néerlandaise qui vise une production de produits de synthèse à grande échelle d’ici à cinq ans.

Le Pr Mark Post, de l’université de Maastricht, présentant en 2013 un burger «cultivé» en laboratoire.

Le Pr Mark Post, de l’université de Maastricht, présentant en 2013 un burger «cultivé» en laboratoire.

mosameat.com

Le charcutier et traiteur industriel Bell a injecté 5 millions d'euros (5,3 millions de francs) supplémentaires dans la start-up Mosa Meat, spécialisée dans la viande de laboratoire. La levée de financement de la société néerlandaise lui permettra de construire un site de production et de poursuivre le développement de cette technologie, a précisé le groupe bâlois jeudi dans un communiqué.

Mosa Meat espère entamer l'année prochaine une phase de tests de la production, suivie en 2022 du démarrage effectif de la production industrielle. La société envisage une production à grande échelle en 2025.

En 2018, Bell avait déjà investi 2 millions d'euros dans cette jeune société, afin de soutenir la recherche et le développement de viande de synthèse. Mosa Meat avait dévoilé en 2013 son premier burger «cultivé» en laboratoire.

La consommation mondiale de viande doit croître de 3% par an d'ici à 2030 et la viande de synthèse pourrait bien d'ici là s’octroyer une part de marché de 10%, selon des études relayées par Bell.

(ATS)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
26 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

Georges Cohen

09.07.2020 à 09:51

Tricatel bonjour...

leo

09.07.2020 à 08:51

A tous ceux qui râlent et qui s'indignent, personne ne vous oblige à en manger.

Collateral Damage

09.07.2020 à 07:50

Depuis que Bell de Bâle a absorbé le "Hannibal" allemand, on ne trouve plus de jambon et de saucisses d'Allemagne en Suisse. L'irremplaçable Hannibal bavarois était probablement trop petit pour survivre face aux produits chimiques. Le nouveau poulet suisse (vieux de 70 jours) se décompose au four avant la cuisson, et pour retrouver les goûts du passé ce week-end je prépare "Stuffed Cabbage Rolls" - des rouleaux de feuilles de choux farcis au saucisson vaudois, semblable au papet vaudois mais avec du chou sans poireaux. (J'ai 77 ans.)