Alimentation: Bell dopé par les acquisitions

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AlimentationBell dopé par les acquisitions

Bell Food Group a dégagé au 1er semestre 2017 un bénéfice net en hausse de 9,1% sur un an, à 39,5 millions de francs.

Après un début d'exercice morose, les ventes en Suisse ont profité de la météo favorable au printemps et d'un bon démarrage de la saison des grillades.

Après un début d'exercice morose, les ventes en Suisse ont profité de la météo favorable au printemps et d'un bon démarrage de la saison des grillades.

Keystone

Malgré un renchérissement des matières premières, Bell Food Group annonce de bons chiffres dont un bénéfice de 39,5 millions de francs. Quant au chiffre d'affaires du groupe bâlois de charcuterie contrôlé par Coop, il a progressé à 1,7 milliard ( 7,3%).

La croissance des ventes s'explique principalement par les acquisitions du spécialiste en volaille Hubers, et de celui des salades prêtes à consommer Eisberg, du concurrent zurichois Geiser et du charcutier valaisan Cher-Mignon l'année dernière, indique jeudi Bell. Au total, le volume des ventes a crû de 16,6% soit davantage que les revenus.

Annoncée fin mai, la reprise intégrale du fabricant liechtensteinois de produits alimentaires Hilcona n'apparaît pas encore dans les comptes, précise Bell. En revanche, la vente du réseau de succursales en République tchèque est déjà prise en compte.

Au terme du 1er semestre, le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) a progressé de 7,2% pour s'inscrire à 65,4 millions de francs. Une performance jugée réjouissante «dans le contexte d'un net renchérissement de la viande porcine en Allemagne, en France et en Europe de l'Est», relève le communiqué.

Saison des grillades

Après un début d'exercice morose, les ventes en Suisse ont profité de la météo favorable au printemps et d'un bon démarrage de la saison des grillades. Le chiffre d'affaires de Bell Suisse a gagné 3,1% sur un an à 962,7 millions de francs.

Les ventes ont été dopées par le rachat de Geiser, actif dans la production de viande et de charcuteries industrielles et Cher-Mignon, spécialisée dans la production de viande séchée. Sans ces acquisitions, la croissance s'inscrit à 0,3%.

Dans la division Bell Allemagne, les ventes ont progressé de 1,2% à 215 millions de francs. La division a démarré en Espagne, dans les environs de Madrid, la construction d'une usine de jambon cru. L'impact négatif de la hausse des prix des matières premières n'a pas pu être totalement compensé.

C'est surtout la division Bell International qui a pâti de ce renchérissement, «sur tous les marchés traités dans le segment de la charcuterie». En France, les mesures de réorganisation sont toujours en vigueur. L'acquisition de l'autrichien Hubers a toutefois gonflé les ventes de la division de 31% à 293 millions de francs.

Nouvelle usine

Le rachat complet d'Hilcona doit encore être avalisé par les autorités de la concurrence, indique le groupe bâlois. Il devrait doper le segment des plats prêts à consommer (convenience) de Bell, dont le chiffre d'affaires s'est rehaussé de 9,6% à 302 millions de francs, grâce à l'acquisition d'Eisberg, puis de Frostag Food-Centrum début 2017.

Bell va investir 30 millions d'euros (34,2 millions de francs) pour démarrer en septembre en Autriche, dans les environs de Linz, la construction d'une usine dédiée aux produits convenience. Sa mise en service est prévue pour l'automne 2018.

Pour la suite, le groupe rhénan ne donne pas de prévisions chiffrées pour l'entier de l'exercice en cours. Ne tablant pas sur une forte baisse du prix de la viande de porc en Europe, les mesures d'économies resteront de rigueur. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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