Belle victoire brésilienne

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Belle victoire brésilienne

Le Brésil a fait le plein de points dans le groupe F. Les champions du monde ont défait 4-1 un Japon visiblement au bout de ses capacités physiques et techniques.

Ils ont surtout semblé avoir retrouvé leur jeu offensif et collectif. Ronaldo s'est également rappelé au souvenir des observateurs. De bon augure pour la suite.

Carlos Alberto Parreira transformait son secteur défensif en n'alignant pas ses joueurs menacés de suspension ou un peu émoussés. Ainsi, Roberto Carlos, Cafu, Emerson et Ze Roberto étaient remplacés par Gilberto, Cicinho, Gilberto Silva et Juninho. En pointe, Adriano était laissé sur le banc au profit du meilleur «auriverde» depuis le début du tournoi, Robinho, associé à Ronaldo.

Ouverture du score japonaise

Durant les 25 premières minutes, on retrouvait le «Brésil- samba». Avec un jeu fluide et vif, fait de provocations et de dribbles, la «Seleção» mettait le gardien Kawaguchi à rude épreuve. Mais, excellent depuis le début du tournoi - mise à part son erreur lors de l'égalisation de l'Australie en ouverture -, le rempart de Jubilo Iwata se multipliait et faisait le désespoir de Ronaldo (7e et 20e), de Robinho (16e) et de Juninho (22e).

Pourtant, le Brésil retombait dans ses travers, l'absence de Ze Roberto - pièce maîtresse du sytème de Parreira - se faisant sentir. Le Japon trouvait alors des espaces et, à la surprise générale, Tamada, qui appelait le ballon dans le dos de la défense, trompait Dida après une ouverture fantastique de Santos (34e).

Ronaldo est de retour !

Sans vraiment briller, les «Auriverde» sonnaient la charge, ne serait-ce que pour l'honneur. Et, dans les arrêts de jeu, Ronaldo se rapprochait un peu plus de Gerd Müller (14 buts) en inscrivant de la tête son 13e but en Coupe du monde, soit un de mieux que le «Roi» Pelé. «El Gordo», redoutable malgré les critiques, profitait d'un renversement de Ronaldinho remis de la tête par Cicinho et prouvait que son poids n'était de loin pas un problème.

La deuxième mi-temps était à sens unique. Le Japon explosait totalement face à un Brésil par moments euphorique. Juninho doublait la mise d'une frappe terrible des 30 m (53e) alors que Gilberto déboulait sur le flanc gauche et croisait son tir pour le 3-1 (59e). Puis, Ronaldo entrait définitivement dans l'histoire du Mondial, en faisant trembler les filets pour la 14e fois de sa carrière en phase finale, égalant du même coup la marque du «Bomber» Müller (81e).

En huitième de finale, le Brésil partira évidemment avec les faveurs des pronostics face à un Ghana inexpérimenté. D'autant plus que la «Seleção» s'est en bonne partie rassurée dans ce dernier match. Avec, en point de mire, le mythique record que Ronaldo est en passe de battre.

Japon - Brésil 1-3 (1-1)

Westfalenstadion, Dortmund. 66 000 spectateurs (guichets fermés).

Arbitre: Poulat (Fr).

Buts: 34e Tamada 1-0. 45e Ronaldo 1- 1. 53e Juninho 1-2. 59e Gilberto 1-3. 81e Ronaldo 1-4.

Japon: Kawaguchi; Kaji, Tsuboi, Nakazawa, Alex; Nakamura, Inamoto, H. Nakata, Ogasawara (56e K. Nakata); Maki (60e Takahara/66e Oguro), Tamada.

Brésil: Dida (82e Rogerio Ceni); Cicinho, Juan, Lucio, Gilberto; Kaka (71e Ze Roberto), Gilberto Silva, Juninho, Ronaldinho (71e Ricardinho); Ronaldo, Robinho.

Notes: le Japon sans Miyamoto (suspendu), le Brésil sans Cafu, Roberto Carlos, Emerson, Ze Roberto ni Adriano (ménagés).

Avertissements: 40e Kaji. 43e Gilberto. (si)

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