Lausanne: Bénabar ou la mue d'un papillon qui bat de l'aile
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LausanneBénabar ou la mue d'un papillon qui bat de l'aile

Le Français a étrenné samedi aux Docks son nouveau tour de chant. L'intimité a cédé la place aux décibels.

Dans une salle surchauffée qui affichait complet, l'assistance a apprécié la folle débauche d'énergie de Bénabar. Un public enthousiaste, mais conquis d'avance, qui n'a pas lâché son idole à l'heure convenue du rappel. «Je pourrais l'écouter toute la nuit. C'est parfait!» s'exclame Cathy.

Communicatif, Bénabar en jette, c'est sûr. Mais trop sans doute. Désormais noyé au milieu de neuf musiciens, son organe vocal soutient mal l'équilibre. «Je préfère l'écouter chez moi, les textes sont mieux mis en valeur», déplore Christophe. Ainsi pour «Quatre murs et un toit», métaphore à peine audible du temps qui passe.

Ses titres, si politically correct, comme «L'effet papillon», tranchent avec la «corrosivité» de ses débuts et signalent un essoufflement. Mais avec «Je suis de celles», Bénabar n'est pas encore «Infréquentable».

Servi en apéritif, Eric Toulis (guitare/voix et basse) a séduit par sa discrète poésie. La découverte, c'était lui.

(ggn)

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