Actualisé 28.06.2014 à 08:14

Mondial 2014Benaglio: «Rien n'est impossible pour Messi»

L'ogre argentin suscite le respect de Diego Benaglio. Mais le gardien affrontera l'Albiceleste sans craintes et avec la conviction qu'«une surprise est toujours possible»

par
Marc Fragnière
Porto Seguro

Lionel Messi, il le connait. Le cerbère de Wolfsburg l'a déjà défié à deux reprises. Une première fois, le 2 juin 2007 à Bâle. La Suisse avait alors tenu en échec son prestigieux adversaire en échec (1-1). A cette époque, le grand Diego n'était pas encore le no 1 indiscutable de la nation qu'il est devenu par la suite. Plus récemment, en février 2012 à Berne, l'Argovien avait été aligné une période (la première), lorsque les Gauchos avaient battu la Suisse à la faveur d'un finish ravageur (1-3). Auteur d'un triplé resté dans toutes les mémoires, Messi n'avait toutefois battu Benaglio qu'à une reprise. Le stratège du FC Barcelone avait enfilé ses deux derniers pions à Marco Wölfli.

Lors de ces deux rencontres amicales, la Suisse avait pu regarder l'Argentine les yeux dans les yeux. Qu'en sera-t-il mardi à São Paulo ? « On s'attend à une rencontre très difficile et on va tout faire pour compliquer la tâche de cette équipe. On aura besoin de réaliser une performance optimale en défense. Pas seulement les lignes arrières, mais toute l'équipe », a jugé Diego Benaglio.

La classe surnaturelle de Messi

Minimiser l'impact de Lionel Messi sur le jeu ? Une bonne idée selon le gardien helvétique, mais peu réaliste : « ce sera très difficile de le sortir complètement du match. Messi est capable d'inventer sans cesse de nouvelles solutions dans les moments-clés. C'est ça qui le rend si fort. Ce qui est impossible pour le commun des footballeurs ne l'est pas pour lui ».

Alors que la Nati s'attend inexorablement à devoir souquer ferme saisir sa chance contre l'Albiceleste, le dernier rempart de la Nati espère que la Suisse évoluera avec le vent populaire dans le dos : « Ce serait magnifique de pouvoir jouer à domicile à São Paulo. Il y aura beaucoup d'Argentins dans le stade, mais il y aura aussi des Suisses et il est clair que le public brésilien va nous soutenir. La rivalité entre Brésiliens et Argentins est énorme », a-t-il rappelé.

Pour le premier match à élimination directe de sa carrière internationale dans la peau d'un titulaire, Diego Benaglio, qui avait connu l'élimination en phases de poule tant à l'Euro 2008, qu'au Mondial 2010 et aux JO 2012, n'entend pas spécialement modifier les grandes lignes de sa préparation. « Bah, on sait juste que cela peut durer 120 minutes et se décider aux penalties », a-t-il dégagé non sans avoir rappelé que la pression était sur les épaules des tireurs dans ce genre d'exercice. « Et puis, j'ai déjà arrêté quelques penalties dans ma carrière », a-t-il rappelé.

Un bilan intermédiaire positif

«Nous sommes la seule équipe européenne à avoir battu un adversaire sud-américain lors des phases de groupes», a rappelé Peter Gilliéron*. Le président de l'ASF s'était précédemment réjoui d'avoir « grâce au huitième de finale agendé à São Paulo » à « présenter un bilan intermédiaire positif, plutôt qu'un bilan négatif». Le patron de la Fédération suisse a encore tenu à insister sur la qualité de l'accueil et des infrastructures mises à disposition de sa délégation depuis son arrivée au Brésil. «On lit et on entend beaucoup de choses négatives sur ce qui se passe ici, mais de notre côté nous ne pouvons qu'être reconnaissants de tout ce qui a été entrepris pour nous depuis notre arrivée». Le message est passé. Puisse la Suisse en faire de même face à l'Argentine.

*P. Gilliéron a omis la victoire des Pays-Bas sur le Chili.

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