Bénéfice net en hausse pour ABB au 2e trimestre
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Bénéfice net en hausse pour ABB au 2e trimestre

Le groupe d'ingénierie suisse ABB a réalisé un bénéfice net de 763 millions de dollars (714 millions de francs) au deuxième trimestre bouclé à fin juin.

Après un début d'année mitigé, ABB affiche une performance en progrès au premier semestre 2013.

Toujours résistant face à une conjoncture incertaine, le groupe électrotechnique zurichois a dégagé un bénéfice net en hausse de 5,68% sur un an à 1,48 milliard de dollars, alors que ses ventes ont crû de 7% à 19,94 milliards de dollars.

Reflet des incertitudes conjoncturelles, les commandes se sont repliées de 3% au regard des six premiers mois de l'an passé à 19,8 milliards de dollars (18,52 milliards de francs). Le phénomène a particulièrement touché les ordres concernant de gros projets, a précisé jeudi le groupe établi à Zurich.

A fin juin, le carnet de commandes se montait à 28,29 milliards de dollars, un montant inférieur de 3% à celui affiché trois mois plus tôt. Le résultat d'exploitation semestriel s'est, lui, hissé à 2,24 milliards de dollars, 9% de plus qu'un an auparavant. Avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements, la performance opérationnelle (EBITDA) a crû de 12% à 3,02 milliards de dollars.

Sur le seul deuxième trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 6% à 10,22 milliards de dollars. La progression des ventes reflète à hauteur de quatre points de pourcentage la consolidation du fabricant américain de produits et composants basse tension Thomas & Betts, acquis l'an passé.

Repositionnement

Thomas & Betts a généré des ventes trimestrielles de 640 millions de dollars et un EBITDA de 115 millions de dollars. Pour l'ensemble du groupe, l'excédent brut d'exploitation s'est chiffré à 1,56 milliard de dollars, 6% de plus qu'un an auparavant.

Le bénéfice net a pour sa part bondi de 13,2% à 786 millions de dollars et le résultat net attribuable aux actionnaires d'ABB de 16% à 763 millions de dollars. Quant aux entrées de commandes, elles ont fléchi entre avril et fin juin de 7% à 9,31 milliards de dollars.

Outre une conjoncture difficile, le repli des commandes trouve son origine dans le repositionnement du segment des techniques énergétiques entamé l'an passé. L'objectif de l'opération consiste à améliorer la sélection des projets et augmenter la rentabilité.

Le repli des commandes a touché l'ensemble des régions. En Asie, la baisse atteint 10% à 2,49 milliards de dollars. En Europe, premier marché d'ABB, le tassement s'est chiffré à 2% à 3,15 milliards et à 7% à 2,74 milliards pour les Amériques. Au Proche-Orient, les ordres ont fondu de 19% à 933 millions de dollars.

Portefeuille équilibré

Commentant l'érosion des entrées de commandes, le directeur général sortant d'ABB, Joe Hogan, a toutefois relevé qu'elles avaient augmenté «dans quelques secteurs clefs et dans les pays importants comme la Chine». Il a attribué l'évolution favorable des ventes à la solidité du carnet d'ordres du groupe ainsi qu'à son portefeuille équilibré.

Dans un contexte de marché incertain, la poursuite des réductions de coûts a permis de renforcer la rentabilité, a ajouté l'Américain qui a annoncé en mai renoncer à son mandat dès le 15 septembre. Pour mémoire. ABB a appelé pour lui succéder un homme du sérail en la personne d'Ulrich Spiesshofer, actuellement à la tête de la division Automation industrielle et moteurs.

La performance trimestrielle d'ABB s'est révelée en partie inférieure aux attentes des analystes interrogés par l'agence AWP, tout particulièrement au niveau des commandes. Le chiffre d'affaires et le résultat d'exploitation ont, en revanche, dépassé les prévisions.

Reste que les investisseurs n'ont, eux, pas été convaincus. A la Bourse suisse, le titre du géant zurichois a clôturé en baisse de 3,08% à 20,78 francs, dans un marché (SMI) en repli de 0,74%.

Prévisions confirmées

Evoquant la suite de l'exercice, ABB a précisé ne pas avoir observé de net changement de tendance au niveau de la demande au début du second semestre. Il n'en demeure pas moins que les signes de croissance à long terme restent favorables.

Confirmant ses objectifs, la multinationale zurichoise table sur une croissance organique annuelle entre 7 et 10% sur la période 2011-2015. ABB veut continuer à sa focaliser sur la maîtrise des coûts. (ats)

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