Actualisé 23.01.2018 à 20:15

Avant Federer

Berdych: «S'il y a une recette pour le battre...»

Le Tchèque retrouve mercredi matin en quart de finale Roger Federer, un joueur contre qui il a souvent perdu.

Partenaires lors de la Laver Cup, Tomas Berdych et Roger Federer seront adversaires mercredi matin.

Partenaires lors de la Laver Cup, Tomas Berdych et Roger Federer seront adversaires mercredi matin.

Keystone

La route menant à une 30e finale de Grand Chelem semble dégagée pour Roger Federer (no 2). Un succès mercredi en «night session» (dès 9h30 en Suisse) face à Tomas Berdych (no 19) lui permettrait d'affronter l'espoir Hyeon Chung (ATP 58) ou l'inattendu Tennys Sandgren (ATP 97) pour un duel inédit en demi-finales de l'Open d'Australie.

A 36 ans, Roger Federer sait bien qu'il n'a pas de quoi s'enflammer. Malgré cette confiance qui l'anime après un début de saison parfait, et malgré ses huit victoires successives obtenues face à Tomas Berdych (32 ans). Il était ainsi invaincu en cinq duels au moment d'affronter le futur champion Marin Cilic en demi-finales de l'US Open 2014, et il s'en rappelle certainement. Comme il se souvient de son dernier échec subi en Grand Chelem face à Tomas Berdych, en... quarts de finale de l'US Open 2012.

Mené 19-6 dans leur face-à-face, Tomas Berdych reste en outre sur deux prestations solides face à l'homme aux 19 titres majeurs. Il avait fait trembler le «Maître» lors de leur dernier duel l'été dernier à Wimbledon, s'inclinant 7-6 7-6 6-4. Le Tchèque avait, surtout, bénéficié de deux balles de match face au Bâlois lors de leur avant-dernier affrontement, au printemps dernier à Miami. Il avait alors mené 6/4 au tie-break du troisième set de leur quart de finale.

De quoi rendre Roger Federer méfiant: «Il est important pour moi d'avoir regardé des matches de Tomas, car il pourrait utiliser d'autres armes que d'habitude», a-t-il glissé lundi après son 8e de finale, dans lequel son revers n'a pas offert toutes les garanties. Tomas Berdych endosse néanmoins sans sourciller le costume de l'outsider. «S'il y a une recette à appliquer pour le battre, j'aimerais bien la connaître», a-t-il déclaré.

Deux points faibles

Ce n'est pas pour rien que Tomas Berdych n'a jamais triomphé en Grand Chelem. Le Bâlois se garde bien évidemment de le dire, mais il connaît aussi parfaitement les points faibles de son prochain adversaire. Le premier est d'ordre mental.

Tomas Berdych a la fâcheuse habitude de craquer au moment de porter l'estocade. Ce fut d'ailleurs le cas lors de leur affrontement de l'an passé à Miami: il s'était fait l'auteur d'une faute directe sur la balle de match qu'il avait pu négocier sur son service à 6/4, et avait commis une double faute à 6/7 pour offrir la victoire à son adversaire.

Le deuxième (plus relatif) point faible du Tchèque est d'ordre technique. Du haut de son 1m96, Thomas Berdych n'est guère à l'aise lorsqu'il doit répondre à des balles basses. Et il n'a souvent pas de plan B lorsque ses lourdes frappes de fond de court ne font pas mouche. Or, Roger Federer excelle dans l'art de faire déjouer ses adversaires grâce à son slice de revers. Le Bâlois préfère certes jouer ce coup lifté afin de se montrer plus percutant. Mais il ne devra pas hésiter à pratiquer un jeu plus varié mercredi.

Excès de confiance

S'il est dans un grand jour, Tomas Berdych peut s'avérer extrêmement dangereux lorsqu'il prend le jeu à son compte. Il l'avait d'ailleurs démontré en 2012 à l'US Open, où Roger Federer avait péché par excès de confiance en cherchant l'épreuve de force. Mais le Bâlois ne devrait pas commettre cette erreur mercredi.

Même s'il refuse - à juste titre - de comparer cette quinzaine à celle vécue l'an dernier, il ferait bien de s'inspirer du récital livré face à Tomas Berdych au 3e tour de l'édition 2017 (6-2 6-4 6-4) au moment de retrouver pour la 26e fois le Tchèque. C'est en le faisant reculer que Roger Federer s'ouvrira la route menant à une 30e finale majeure. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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