Écoutes téléphoniques de la NSA: Berlin classe l'enquête faute de preuves
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Écoutes téléphoniques de la NSABerlin classe l'enquête faute de preuves

Faute d'éléments probants, la justice allemande classe l'enquête sur le scandale des écoutes présumées menées en Allemagne par l'agence américaine NSA et les renseignements britanniques.

Photo d'illustration.

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AFP

«Les investigations quant à de possibles surveillances massives de données de télécommunications (des Allemands) par les services de renseignements britanniques et américains sont closes», indique dans un communiqué le Parquet fédéral de Karlsruhe (sud-ouest), compétent pour les affaires d'espionnage.

Selon le Parquet, bien que les renseignements américains et britanniques, comme ceux d'autres pays, procèdent à des écoutes, il n'y a «aucun élément probant» attestant qu'ils ont surveillé «de façon illégale, systématique et massive» les lignes téléphoniques ou internet allemandes, poursuit le Parquet fédéral.

L'affaire avait éclaté à l'été 2013 avec les révélations de l'Américain Edward Snowden, ancien consultant de l'Agence nationale de la sécurité (NSA), selon lesquelles l'agence américaine avait mis en place un vaste système de surveillance des communications visant notamment les Allemands, pendant plusieurs années.

Véritable tollé dans le pays

Mais selon le Parquet fédéral allemand, les révélations d'Edward Snowden, si elles ont montré les capacités techniques des renseignements américains, n'ont apporté aucune preuve d'une activité menée par la NSA «dans ou contre l'Allemagne».

En octobre 2013, de nouvelles informations sur la mise sur écoute d'un téléphone portable de Mme Merkel avait provoqué des tensions entre Berlin et Washington. «L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout», avait alors déclaré Mme Merkel. Le Parquet fédéral avait ouvert une enquête sur les écoutes présumées du portable de la chancelière, avant de la classer en juin 2015.

L'affaire avait toutefois suscité un véritable tollé dans une Allemagne très sensible aux questions de données privées, notamment en raison des dictatures nazie et communiste. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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