Sommet de l'UE: Berlin toujours opposé aux eurobonds
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Sommet de l'UEBerlin toujours opposé aux eurobonds

Berlin a réitéré son opposition aux euro-obligations, réclamées par la France. Des appels à plus de souplesse au sein du camp de la chancelière Angela Merkel se sont fait entendre.

Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, et son homologue français Pierre Moscovici,sont en désaccord majeur sur l'adoption des eurobonds.

Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, et son homologue français Pierre Moscovici,sont en désaccord majeur sur l'adoption des eurobonds.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a réaffirmé son opposition aux euro-obligations dans un entretien à la radio locale allemande NDR, diffusé quelques heures avant un sommet européen informel à Bruxelles consacré à la croissance.

«Tant qu'un pays mène sa propre politique budgétaire, il est exclu de mettre en commun la garantie pour les obligations», a-t-il dit, estimant que cela n'inciterait pas à la discipline au sein de la zone euro.

Le rejet des euro-obligations, maintes fois exprimé par Berlin ces dernières semaines, est «notre position ferme et cela le sera aussi en juin», lors d'un sommet européen formel censé prendre des mesures pour la croissance, avait martelé mardi une source haut Discussions possibles avec placée du gouvernement allemand.

Désaccord majeur avec la France

Cependant, le président du groupe parlementaire des libéraux (partenaire minoritaire du gouvernement d'Angela Merkel), Rainer Brüderle, n'a «pas exclu une introduction des eurobonds, une fois le Traité budgétaire et la règle d'or budgétaire adoptés», dans un entretien mercredi à la radio allemande Deutschlandfunk.

Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger, un Allemand issu du parti conservateur de Mme Merkel (CDU), a aussi appelé «toutes les parties à ne pas s'opposer par principe aux Discussions possibles avec euro-obligations», dans le quotidien économique Handelsblatt. La mise en place d'un tel instrument «est une question d'agenda», a-t-il dit.

Dans un entretien lundi soir, le nouveau ministre français des Finances Pierre Moscovici reconnaissait qu'il existait encore, pour l'instant, un «désaccord majeur» avec l'Allemagne sur l'émission de titres mutualisant une part des dettes des Etats européens.

(ats)

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