Berlusconi aurait recueilli 3,7 millions de signatures contre Prodi
Actualisé

Berlusconi aurait recueilli 3,7 millions de signatures contre Prodi

Le chef de l'opposition italienne Silvio Berlusconi a affirmé samedi avoir recueilli 3,7 millions de signatures en faveur de législatives anticipées avant l'échéance prévue de 2011.

Cela au deuxième jour d'une grande mobilisation anti-Prodi organisée dans toute l'Italie.

«3,7 millions de citoyens ont signé pour que ce gouvernement retourne à la maison et pour aller voter», a déclaré M. Berlusconi en campagne à Rome, à l'agence Ansa.

Plus tôt samedi, son parti, Forza Italia, avait affirmé avoir recueilli près de 2,5 millions de signatures, dans un communiqué sur cette consultation qui n'a aucune valeur légale.

Publicité dans les journaux

«En démocratie, lorsque l'on est en présence d'une crise politique aussi irréversible que la crise actuelle, la seule et unique voie à suivre est le retour aux urnes», peut-on lire sur les pleines pages de publicités dans les journaux que s'est offertes M. Berlusconi pour cette campagne.

Cette mobilisation, dont l'objectif est de recueillir 5 millions de signatures avant dimanche soir, a lieu après la victoire jeudi de M. Prodi au Sénat, qui a approuvé le budget 2008 au cours d'un vote crucial pour la survie du gouvernement de centre-gauche. M. Berlusconi avait parié sur un échec.

Règlement de compte

Un règlement de comptes s'est engagé au sein de la droite au lendemain du vote. M. Berlusconi reproche à ses alliés, Alliance Nationale (AN, droite conservatrice) et les démocrates-chrétiens de l'UDC, d'être prêts à négocier avec la majorité sur la réforme de la loi électorale.

Le chef d'AN, Gianfranco Fini a vivement critiqué samedi la campagne de Forza Italia et la «demande obsessionnelle de Silvio Berlusconi de faire tomber le gouvernement pour retourner aux urnes», l'accusant de faire de la «propagande de manière excessive», alors que le pays a besoin d'un «projet pour l'avenir».

Appel de Prodi

M. Prodi a de son côté lancé un appel à l'opposition samedi pour qu'elle négocie avec la majorité une réforme de la loi électorale et des institutions. Mais M. Berlusconi a de nouveau répondu par la négative, estimant dans le quotidien la Stampa que «les conditions pour s'asseoir à la table (des négociations) en vue d'un dialogue sérieux ne sont pas réunies».

«S'ils acceptent de fixer la date des élections en 2008, on peut parler de tout, autrement non», affirme M. Berlusconi. Celui-ci n'a jamais digéré sa défaite aux législatives de 2006 face à M. Prodi et a toujours refusé tout dialogue avec le centre-gauche.

(ats)

Ton opinion