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ItalieBerlusconi de nouveau sur le chemin des tribunaux

Le procès du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, accusé d'avoir corrompu son ex-avocat britannique en échange de témoignages favorables, reprendra le 27 novembre à Milan, a-t-on appris samedi de sources judiciaires.

Le Cavaliere a d'ores-et-déjà prévenu que même en cas de condamnation, il ne démissionnerait pas de son poste de président du Conseil.

M. Berlusconi était le co-prévenu de son ancien avocat David Mills. Il est accusé de lui avoir versé, à la fin des années 1990, 600.000 dollars en contrepartie de deux faux témoignages concernant des placements offshore de son empire financier Fininvest.

M. Mills a été condamné à quatre ans et demi de prison pour cette affaire, peine confirmée cette semaine par la Cour d'Appel de Milan.

Le cas de M. Berlusconi avait été dissocié et son procès suspendu il y a un an, en octobre 2008, après l'adoption d'une loi lui accordant l'immunité pénale le temps de son mandat.

Mais cette loi d'immunité dite Alfano, du nom du ministre de la Justice qui l'avait rédigée, a été rejetée le 7 octobre par la Cour Constitutionnelle, ce qui a permis la reprise de la procédure.

«Nous irons au procès et nous le gagnerons à un moment ou à un autre», a déclaré l'un des deux défenseurs de M. Berlusconi, Piero Longo. «Je n'ai aucun doute que tout va reprendre dès le début et que nous arriverons à la prescription en 2011», a-t-il ajouté.

Dans des entretiens avec le journaliste Bruno Vespa, publiés prochainement et dont des extraits ont été rendus publics samedi, le chef du gouvernement prévient déjà que, même en cas de condamnation, «il ne démissionnera pas».

«J'ai encore confiance dans l'existence de magistrats sérieux qui prononcent des sentences sérieuses, basées sur des faits. S'il devait y avoir une condamnation dans des procès, nous serions confrontés à un tel renversement de la vérité que je me sentirais à fortiori le devoir de résister (et de rester) à mon poste pour défendre la démocratie et l'état de droit».

Dans ce même livre intitulé «Dames de coeur», M. Berlusconi se déclare également convaincu que la peine de M. Mills sera «annulée par la Cour de Cassation».

Un autre procès impliquant M. Berlusconi va débuter dès le 16 novembre. Dans cette affaire, il est accusé d'avoir surfacturé des achats de droits télévisuels de façon à soustraire des revenus au fisc italien. (afp)

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