Affaires de moeurs: Berlusconi dénonce des «foutaises et des ordures»
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Affaires de moeursBerlusconi dénonce des «foutaises et des ordures»

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a publiquement récusé vendredi à Bruxelles comme «des foutaises et des ordures» les accusations portées contre lui dans plusieurs affaires de moeurs.

«Je refuse de répondre à ces questions», s'est-il emporté pendant sa conférence de presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.

«Tout cela ce sont des foutaises, des ordures. Je le dis en anglais à l'adresse des étrangers: rubbish and trash», a-t-il lancé.

Silvio Berlusconi s'est notamment refusé à répondre aux demandes d'explications réclamées vendredi dans un éditorial Avvenire, le quotidien de la Conférence des évêques d'Italie (CEI).

Depuis des semaines, la presse italienne multiplie les révélations et les témoignages sur les moeurs du chef du gouvernement, ses relations avec une jeune fille encore mineure lorsqu'il a commencé à la fréquenter et des fêtes dans ses luxueuses résidences en compagnie de jeunes femmes rémunérées pour leurs prestations.

«Il est nécessaire d'arriver le plus vite possible à un éclaircissement suffisant sur l'ensemble des interrogations les plus pressantes qui émanent non seulement des adversaires politiques (du président du Conseil) mais aussi d'une partie de l'opinion publique qui ne lui est en rien opposée par principe», a réclamé le quotidien catholique au lendemain des révélations de la presse italienne sur l'ouverture d'une enquête à Bari (sud-est) sur des accusations portées par des jeunes femmes engagées pour participer à des fêtes dans des résidences de M. Berlusconi.

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