Actualisé 26.10.2009 à 16:47

Censure

Berlusconi fait retirer une affiche critique en Belgique

Le consulat d'Italie a fait pression en Belgique contre un résidant italien. Il lui a demandé de retirer une affiche anti-Berlusconi placardée sur une fenêtre de son domicile.

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Giuseppe Caprioli, un restaurateur italien, réside dans un immeuble de la ville belge de Louvain. Ouvertement anti-Berlusconi, l'homme avait décidé au mois d'août dernier de placarder sur une fenêtre de son domicile une affiche critiquant le Président du Conseil italien. «Citoyens du monde, pardonnez-nous», pouvait-on y lire. Accompagné de plusieurs photos, le placard énumérait les dix questions posées par le quotidien transalpin Repubblica auxquelles le «Cavaliere» refuse de répondre.

Le hic est que la famille Caprioli habite dans le même immeuble qui abrite la résidence du consul honoraire d'Italie. Ami de la famille, le diplomate n'a pas réagi au premier abord à l'affront fait au Chef de l'Etat italien. Mais un sénateur du parti berlusconien Pdl (Popolo della libertà), en visite dans la ville belge, n'a lui visiblement pas apprécié.

«L'ambassade d'Italie en Belgique a été contactée, puis le consul à Bruxelles et enfin le consul honoraire à Louvain», a raconté le restaurateur au quotidien 7 sur 7.

Giuseppe a alors reçu de la part du consul honoraire une missive lui demandant de déplacer l'affiche. Le propriétaire du bâtiment où il réside aurait lui aussi été victime de menaces. Une personne lui aurait téléphoné et laissé entendre que le consulat déménagerait si le placard n'était pas retiré.

Faisant fi des intimidations Giuseppe se refuse toujours à obtempérer. «On me dit que j'ai offensé mon pays. Mais les dix questions de Repubblica ne sont pas des offenses à l'Etat. Ce sont dix questions posées à Berlusconi. Et les questions resteront affichées, c'est une question de principe», a-t-il expliqué.

Le consul a lui fait apposer une pancarte sur laquelle il prend ses distances avec les propos de son voisin.

Mais entre temps, l'affaire a pris une tournure internationale. Le quotidien Repubblica a publié sur son site internet un article sur celui qu'il surnomme «le petit chenapan». Une page de soutien a même été crée sur Facebook.

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