Italie - Procès Mediaset: Berlusconi obtient un nouveau report d'audience

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Italie - Procès MediasetBerlusconi obtient un nouveau report d'audience

La Cour d'appel de Milan a reporté samedi une nouvelle fois, et d'un mois, l'avant-dernière audience du procès Mediaset. L'ex-chef du Gouvernement italien Silvio Berlusconi comparaît pour fraude fiscale.

Les juges ont reconnu l'empêchement légitime du Cavaliere, dont le parti organisait une grande manifestation samedi après-midi à Rome et qui présidait une réunion de son état-major politique avant de participer à cet événement. Ils ont fixé la prochaine audience au 20 avril.

Il y a une semaine, l'audience avait déjà été reportée car M. Berlusconi devait participer à une session importante du Sénat.

Le verdict en appel dans ce procès aurait dû être prononcé samedi, mais avec cette succession d'empêchements légitimes, il est désormais repoussé à fin avril au plus tôt.

Près de 170 millions de dollars

Le Parquet avait requis contre l'ex-président du Conseil italien la confirmation de la peine de quatre ans de détention prononcée en première instance dans l'affaire Mediaset, du nom de l'empire audiovisuel que dirige M. Berlusconi.

Le Cavaliere est accusé d'avoir artificiellement gonflé le prix des droits de diffusion de films, achetés par des sociétés écrans lui appartenant, lors de leur revente à Mediaset.

Le groupe aurait constitué des caisses noires à l'étranger et réduit ses bénéfices en Italie pour payer moins d'impôts. Au total, selon le procureur, près de 170 millions de dollars auraient été placés dans ces caisses noires.

Sur cette somme, environ 150 millions de francs restent bloqués en Suisse, mesure ordonnée en décembre 2005 par le Ministère public de la Confédération (MPC), sur demande du Parquet de Milan. En réponse aux demandes de la défense du Cavaliere, le MPC a confirmé à six reprises son refus de débloquer les fonds litigieux.

Dix millions d'euros récemment

Le MPC avait par ailleurs ouvert en 2005 une enquête pour blanchiment à l'encontre du «Cavaliere», également sur requête de Milan. «La procédure pénale nationale suisse a été abandonnée en septembre 2011», avait dit récemment le MPC. «Les faits étaient en effet majoritairement prescrits et la petite partie de faits non prescrits était déjà couverte par l'enquête italienne», avait-il ajouté.

En première instance, le Cavaliere avait été condamné le 26 octobre à quatre ans de prison, immédiatement ramenés à un an en vertu d'une loi d'amnistie.

Au total, il avait aussi été condamné à cinq ans d'interdiction d'exercer une fonction publique et à verser 10 millions d'euros au fisc italien. (ats)

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