Actualisé 12.02.2013 à 15:35

ItalieBerlusconi s'en prend de nouveau à l'UE

Silvio Berlusconi a taclé l'Union européenne, mardi, que l'ancien chef du gouvernement estime être dominée par la France et l'Allemagne.

L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a de nouveau critiqué mardi une Union européenne dominée, selon lui, par l'Allemagne et la France, estimant qu'en cas de référendum sur l'euro la majorité des Italiens le rejetteraient.

Le Cavaliere, fâché avec l'UE et nombre de ses dirigeants qui ne le jugent pas fiable, a repris ses attaques contre la représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui sont «absolument méconnus» y compris de leurs compatriotes.

Cela prouve, selon Silvio Berlusconi qui participait à un forum sur les législatives des 24 et 25 février organisé par l'agence italienne Ansa, que «l'Allemagne et la France ne veulent pas céder ne serait-ce qu'une miette de leur pouvoir».

Berlusconi et Monti: deux approches

Le Cavaliere a souvent eu ces dernières années des problèmes dans les relations avec les institutions et les dirigeants de l'UE et de certains de ses pays membres, alors que son successeur Mario Monti bénéficie au contraire de leur appui.

M. Monti a d'ailleurs récemment déclaré que l'UE craignait le retour de Silvio Berlusconi en cas de victoire aux législatives en raison de son impact négatif sur l'euro.

«Ce qui me fâche le plus c'est cette histoire qui est tellement lointaine de la réalité, sur ma non-crédibilité en Europe. Je suis, au contraire, très crédible dans l'UE», a affirmé M. Berlusconi.

Concernant la monnaie unique, il a par ailleurs estimé que «la majorité (des Italiens) ne serait pas favorable» à l'euro, tout en excluant un référendum à ce sujet en cas de victoire.

Selon les derniers sondages rendus publics vendredi dernier, la coalition de droite de Silvio Berlusconi est en deuxième position dans les intentions de vote des Italiens, avec près de 30%, derrière la coalition de gauche de Pier Luigi Bersani créditée de près de 35%. (afp)

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