«Bandit mafieux»Berlusconi se plaint d'être l'objet de «railleries constantes» à la télé
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s'est plaint mercredi d'être l'objet de constantes «railleries» et «d'outrages» de la part des médias, notamment de la télévision, affirmant que la gauche diffusait de fausses informations le faisant passer pour «un bandit mafieux».
«Dans le monde entier, mes interlocuteurs me témoignent une grande considération. Et lorsque je rentre en Italie, j'allume la télévision et je vois qu'il n'y a pas une seule émission de la Rai (la télévision publique), même de divertissement, qui ne m'épargne ses moqueries ou ses outrages», a déclaré M. Berlusconi au Corriere della Sera.«Assez de cette télévision qui me raille. Il y a là aussi la main de l'opposition. Ils ne font que polémiquer, ils jettent de l'huile sur les manifestations (d'étudiants et de lycéens) et ils le font aussi sur le cas Alitalia. Ils m'insultent et se contrefichent des intérêts du pays», a-t-il ajouté, cité cette fois-ci par La Repubblica.«L'opposition ne veut pas le bien du pays. Ils font la guerre au gouvernement et sont prêts à tricher au maximum. Ils diffusent des fausses informations sur l'école et l'université», a estimé le chef du gouvernement dans le Corriere della Sera.«Allant contre l'intérêt du pays, ils inventent un non-événement sur celui des +bronzés+», a ajouté M. Berlusconi, en référence à sa phrase sur le président élu des Etats-Unis Barack Obama le qualifiant de «jeune, beau et même bronzé» qui avait provoqué un tollé à gauche.«Je suis traité comme un bandit, comme un de la mafia», a-t-il encore déclaré au Corriere della Sera.«Je ne traite plus avec eux (l'opposition), point à la ligne», conclut-il. Silvio Berlusconi possède à travers son groupe Mediaset trois chaînes de télévision nationales. Traditionnellement, les deux principales chaînes de la Rai sont sous influence du gouvernement et de la majorité, tandis que la troisième chaîne publique est proche de l'opposition de gauche.Le 30 octobre dernier, Silvio Berlusconi avait déjà accusé la Rai d'être trop pessimiste, en particulier sur la crise économique. (afp)