Actualisé 16.10.2008 à 12:11

Neuchâtel XamaxBernasconi menace les pouvoirs publics de tout plaquer

Le conflit entre les pouvoirs publics neuchâtelois et le Conseil d'administration de Neuchâtel Xamax conduit tout le monde dans l'impasse. Sylvio Bernasconi et les autres membres du directoire xamaxien ont en effet annoncé qu'ils remettraient leur mandat lors de la prochaine assemblée générale du club, le 17 novembre.

Les griefs des dirigeants de Neuchâtel Xamax concernent essentiellement trois points: augmentation du loyer de la Maladière, facturation au club des coûts de sécurité et participation à la taxe sur les spectacles.

Sylvio Bernasconi est clair. Il veut l'abrogation totale de la taxe sur les spectacles et désire comprendre certaines sommes curieuses facturées pour la sécurité. Il a en revanche admis que les discussions concernant le loyer de la Maladière étaient en bonne voie et que le bail se renégociait actuellement.

«J'en ai ras-le-bol, a lâché le président Bernasconi. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase». Une déclaration qui laisse entendre que le manque de public et les résultats sportifs décevants ont également pesé dans la balance.

La question est maintenant de savoir si Sylvio Bernasconi et ses collègues (Michel Favre, Antonio Lopez, Jean-Pierre Otz et Philippe Béguin) sont prêts à aller au bout de leurs menaces, ou si l'annonce est avant tout une façon de mettre sous pression les autorités cantonales et de la Ville. Si tel n'était pas le cas, Neuchâtel Xamax serait tout simplement menacé de disparition, les investisseurs enclins à mettre sur pieds un budget de plus de 10 millions de francs étant plutôt difficiles à trouver.

Le 17 novembre, si les pouvoirs publics n'ont pas changé leur position, Bernasconi et Cie se retireront, puisque arrivés au terme de leur mandat de trois ans et demi. Un curateur du canton sera alors mis à la tête du club, même si l'actuel directoire s'est engagé à garantir le budget et payer les factures jusqu'au 30 juin 2009, soit le terme de la présente saison. Par contre, le Conseil d'administration «peut recondidérer la situation» en cas de geste favorable du canton et de la Ville.

(si)

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