Actualisé 28.06.2020 à 11:11

Affaire Crypto

Berne a utilisé les données pour libérer des otages

L'affaire d'espionnage touchant la société zougoise Crypto AG a permis à l’armée suisse de décrypter des échanges ayant conduit à la libération des otages suisses en Libye.

Rachid Hamdani et Max Göldi ont été détenus durant presque deux ans en Libye.

Rachid Hamdani et Max Göldi ont été détenus durant presque deux ans en Libye.

Keystone

Les autorités suisses ont profité de la manipulation des dispositifs de cryptage de l'entreprise zougoise Crypto AG. Elle a par ce biais obtenu de précieuses informations, rapporte «SonntagsZeitung». Des cryptologues de la base d'aide au commandement de l'armée suisse ont par exemple pu décrypter des communications libyennes lors de la crise des otages entre 2008 et 2010, explique le journal.

Cela a été crucial car la Suisse a ainsi découvert que la Libye voulait libérer les otages suisses Max Göldi et Rachid Hamdani, ce qui rendait obsolète une action de libération militaire, qui avait été envisagée. Les écoutes se sont également révélées utiles dans d'autres prises d'otages, selon le journal.

Dans son enquête sur l'affaire Crypto, la Délégation des commissions de gestion du Parlement se trouve dans une situation délicate: si, dans son rapport, elle révèle trop de détails sur les pratiques d'écoute de la Suisse et de ses pays partenaires, cela pourrait compromettre la coopération du service de renseignement de la Confédération avec d'autres pays, note «SonntagsZeitung».

(ATS)

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27 commentaires
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Salman Cavus

29.06.2020 à 13:02

Aussi secretement que possible, aussi illégal que nécessaire !

Ben 55

29.06.2020 à 09:52

Super ! Crypto a sauvé des vies! Alors ne crachons pas sur les moyens. Le renseignement est une arme des démocraties, comme aussi des états voyous. La lutte contre le terrorisme, pour notre indépendance et pour la sécurité de la population passe bien par de tels systèmes, par essence un peu... secrets. La Suisse n’est pas une île de Bisounours bobos! Si vous saviez le nombre d’échanges de renseignements entre pays civilisés, qui ont sauvé des vies...

Jet Houdit

29.06.2020 à 05:44

Différence entre Le droit de savoir et le besoin de savoir.. gardez vos affaires secrètes secrètes. Mais même cela la Suisse n’en n’est plus capable avec sa politique d’autoflagellation permanente.. la prochaine fois expliquez dans les journaux ce que vous allez faire avant de le faire ce sera plus rigolo.